Un verre d’Erasmus, en route pour les terres italiennes

Un verre d’Erasmus, en route pour les terres italiennes

Publié par EstelleNom le 19/09/2025
Pays : Italie

Suivez mes péripéties en Italie, dans le domaine viticole Fattoria Zerbina.

Buongiorno a tutti !


Suivez mon aventure à travers ce blog, où je partagerai mes semaines, mes découvertes ainsi que mes petites péripéties pendant mon stage Erasmus. Je suis partie pour trois semaines de stage dans un domaine viticole : Fattoria Zerbina.

Avant de vous présenter ce très joli domaine ainsi que la vigneronne, laissez-moi d’abord me présenter !

Je m’appelle Estelle Zordan, je suis une étudiante française de 19 ans originaire du sud-ouest, plus précisément du Tarn. J’étudie à la MFR Inéopole Formation, où je prépare un BTS Technico-commercial spécialisé en vins,bières et spiritueux. Pendant la seconde année, les apprenties nous devons partir trois semaines en stage dans un pays étranger. Mon premier choix était l’Italie, un pays qui fait rêver à travers ses paysages, ses architectures , sa gastronomie... J’ai eu la chance de visiter Rome en voyage scolaire. Faire le choix de mon stage c’est tout de suite diriger vers ce pays, des vins je n'ai pas l’habitude de déguster (pour ma pars)

Je suis apprentie dans le domaine viticole Dames de Sarrasi, situé dans l’appellation Gaillac, plus précisément sur le plateau cordais. Il s’agit d’une entreprise familiale, au sein de laquelle je peux participer à toute sortes de tâches, aussi bien à la vigne qu’au chai ou à la commercialisation.

LE VOYAGE :

La veille du départ, tout allait bien. Le poids de ma valise était largement en dessous des 23 kilos réglementaires. Sauf que je me suis dit que je pouvais encore rajouter quelques affaires ( le « on sait jamais »).

Jusqu’à ce qu’un petit imprévu arrive : au moment de la fermer, la fermeture éclair lâche ! Au début, j’en rigole, mais je réalise vite que je n’ai plus de valise pour la soute. Le stress m’a vite rattrapé : comment allais-je faire ? Heureusement, un vrai coup de chance ! Une amie de la famille, est hôtesse de l’air, on la appelée aussitôt. Elle m’a gentiment prêté une valise pour la soute. Cette péripétie m’est arrivée vers 20 h. Après avoir tout défait pour tout refaire, ma nouvelle valise était enfin prête.

Le jour j :

Départ à 7h pour l’aéroport de Toulouse-Blagnac. Un petit peu stressé par rapport à l’enregistrement et l’embarquement. Pas par rapport à l’avion j’avais hâte ! Le trajet Toulouse -> Paris Charles de Gaulle c’est très bien passé.
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Il fallait trouver la porte pour le départ. J’attend que la porte ouvre, il était 13h00-15, mon embarquement était à 13h30. Je regarde la télé qui annonce la destination de la porte. Je regarde il est inscrit Amsterdam. La panique, je me dit ils ont changé la porte. Je vais voir le tableau de bord avec toutes les destinations. Je trouve bien ma destination parmi tant d’autres. Rien avait changé, j’étais bien à la bonne porte.

Pendant ce vol, j’avais une chance sur deux d’être surclassé. Grâce à notre amie qui est hôtesse de l’air, j’avais reçu quelques informations à suivre, et j’ai effectivement eu la chance d’être surclassé ! J’avais plus de place que si j’étais resté en classe économique, mais ce n’était pas aussi luxueux que ce qu’on voit dans les vidéos, car c’était un petit vol.

À un moment, la pilote est intervenue pour annoncer que nous étions à 10 000 pieds d’altitude. Nous avons survolé les Alpes : c’était magnifique, avec les sommets enneigée et le début aussi avec le décollage et la vue sur Paris assez dégagé.
Les alpes vue du ciel
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Les alpes vue du ciel suite
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On est bien arrivé à Bologne. Un bus nous attendait, car il n’y avait pas de passerelle à hauteur de l’avion, comme à Paris par exemple.
l'escalier pour descendre de l'avion
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Arrive le moment de récupérer la valise. J’avais un peu peur de ne pas trouver l’endroit, mais c’était très bien indiqué. J’ai retrouvé ma valise sans problème, puis direction le Marconi Express c'est un monorail qui relit le centre de Bologne.

Le billet pour scanner le portique ne marchait pas pour rentrer sur le quai. Heureusement, un employé m’a aidé en m’ouvrant la porte. On a un peu discuté, puis je suis monté dans le wagon. le train se lance, c’est super rapide, ça bouche beaucoup. J’ai rencontré une dame très gentille avec qui j’ai discuté tout le trajet. Arrivés à la gare de Bologne, nous nous sommes aidés pour trouver les quais du moins un affichage avec les destinations avant de nous séparer.
Je me retrouve alors seul devant un écran immense. Les seuls panneaux d’affichage que je vois sont de 16 à 19. Je mets du temps à trouver ma destination, et là, problème : il n’y a pas de numéro de quai affiché. En plus, le retard ne cesse d’augmenter. Au début, c’était 5 minutes quand j’ai quitté l’aéroport, et maintenant c’était 30 minutes. Le stress commence à monter, surtout que je suis seule. Donc je cherche un point d’information. En marchant, je vois qu’il y a des panneaux indiquant les quais 1 à 7. Tout un périple ! Je prends un ascenseur et je me rends compte que je suis au niveau -3. J’arrive à l’accueil de la gare, je regarde un nouveau tableau avec toutes les destinations, et bien évidemment, il n’y avait toujours pas mon numéro de quai, avec en plus, 10 minutes de retard supplémentaires.

J’avais envie de pleurer, mais je reprends mon sang-froid. Je trouve une femme à côté du point d’information. Je prépare ma question sur Google Traduction, je vais vers elle, je commence à prononcer un mot, mais elle ne cherche pas à comprendre et me tend un ticket sans explication. J’étais complètement perdue. En plus, il y avait un monde fou, car plusieurs trains étaient aussi en retard. Je pense que ça se voyait à ma tête que j’étais en détresse. Un monsieur commence alors à me parler et regarde mon Google Traduction. Je lui pose la question : « Do you speak French ? » Et là, il me répond oui ! J’étais la plus heureuse. Je lui explique mon problème, on regarde si on prend le même train, et effectivement, on avait bien le même.

Donc, il m’explique comment fonctionne le ticket avec le numéro que la dame m’avait donné. Il y a un tableau où plusieurs numéros s’affichent. Quand c’est le nôtre, on entre dans une salle avec plusieurs guichets, qui étaient tenus par deux personnes. Pour moi, le décor faisait un peu penser à un vieux film. Le monsieur explique tout le problème en italien et me traduit ensuite ce qu’on lui répond. Malheureusement, elle n’avait pas plus d’informations que nous. J’avais peur que le numéro du quai s’affiche au dernier moment et qu’on n’ait pas le temps de monter dans le train. Mais j’étais quand même rassurée, parce que je n’étais plus seule dans ce bourbier, en quelque sorte.

On regarde à nouveau le tableau : on avait 45 minutes de retard.
Panneau des horaires de trains
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On discute, on se raconte nos trajets et nos destinations. Et c’est vrai qu’on ne s’était même pas présentés au début ! Le monsieur s’appelait Mehdi. Quand j’y repense, c’est super drôle, parce que j’ai fait une très belle rencontre malgré un moment un peu compliqué. Le retard est ensuite passé à 50 minutes. Ce qui me dérangeait le plus dans ce retard, c’était que la fille de Cristina, Francesca, devait me récupérer à la gare de Faenza. Je la tenais au courant au fur et à mesure. Pendant ce temps, Mehdi cherchait des solutions. Puis je regarde à nouveau le tableau, et là enfin le numéro de la voie s’affiche !

Je l’appelle et on fonce vers le quai. Il m’aide avec mes affaires, et on attend à peine cinq minutes avant de monter dans le train. On n’était pas dans le même wagon, mais on s’est rejoints ensuite et on a continué à discuter.

Il m’explique le nom Frecciarossa. Pour me le faire comprendre, il mime une flèche avec un arc, car en français cela veut dire “flèche rouge”. Il ne connaissait pas le mot exact, donc il me l’a montré avec les gestes. Le nom signifie que le train est très rapide, et fait référence à la couleur rouge. C’est un peu comme le TGV en France.
On se fait quand même contrôler pendant le trajet. J’arrive finalement à Faenza, après une heure de retard.

J’envoie un message à Francesca, et finalement, elles sont venues toutes les deux me récupérer. Je fais donc la rencontre de Cristina et de Francesca : elles sont super gentilles ! Le trajet se passe très bien, on arrive au domaine, car elle habite à côté du domaine.
Je rencontre aussi leur chien, Ti Amo. Puis je fais la connaissance du mari de Cristina, Alessandro, très gentil lui aussi. J’ai oublié de le mentionner, mais Cristina parle français, et Alessandro aussi.

Ils avaient pris à emporter, et j’ai pu déguster une spécialité : la parmigiana (aubergine, mozzarella, sauce tomate)... J’ai aussi eu la chance de goûter un œuf avec des copeaux de truffe blanche qu’ils avaient préparé sur le moment. Pour le dessert, Cristina et Francesca arrivent avec un petit bol de mascarpone avec des copeaux de chocolat à partager. C’était vraiment très bon.

Ensuite, elles m’emmènent à la maison où je vais loger. Je découvre une maison assez atypique : je suis au rez-de-chaussée, avec une chambre et une salle de bain privées, et je partage la cuisine avec un salarié. Cristina m’avait même fait les courses, avec plein de petites spécialités locales.
Pendant le repas je lui est posé une question par rapport au tri. Elle m’a expliqué comment ça fonctionnait, ce qui est un peu différent de celui en France. Le plastique, le carton, le verre et les déchets alimentaires sont chacun dans une poubelle différente.

Premier jour dimanche :

Ce premier jour s’est très bien passé. J’ai rencontré les deux employés avec qui je loge dans la même maison, Elia et Assane, tous les deux très gentils ! J’installe mes affaires, je me repose, et à 17h, Cristina me propose de les accompagner à Cesenatico, une ville proche de la mer, pour aller manger au restaurant. J’accepte volontiers.
En bord de mer
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Nous avons eu environ une heure pour nous balader avant d’aller au restaurant. Cristina me raconte que le port a été construit d’après les plans réalisés par Léonard de Vinci. La nuit tombe très vite en Italie, vers 17h environ. C’était sympa, car nous sommes montés sur un bateau qui sert à traverser le canal, appelé Traghetto Mirko (je vous laisse l’histoire en photo, en italien :) ).
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Ensuite, nous nous dirigeons vers le restaurant. D’ailleurs, Cristina m’expliquait que le restaurant n’était pas spécialisé dans les pizzas, mais que ce mot était affiché sur le bâtiment pour que les familles avec des enfants sachent qu’ils pourraient toujours y trouver quelque chose à manger.

Elle m’explique toutes les spécialités de la carte. Je choisis des tagliatelles avec une sauce tomate et des morceaux de bœuf. Ils avaient également choisi un champagne qui a été servi dans un verre avec des sortes de trous qui ne sont pas des trous, qui faisaient pétiller le vin (la photo est plus explicative).

Pour finir le repas, ont a pris une assiette de mascarpone avec des copeaux de chocolat à partager toutes les trois. J’ai passé un très bon moment ! Le retour en voiture s’est également très bien passé.

C’était le début de mon voyage et mon premier jour en Italie. Dans une autre partie de mon blog, je parlerai de ma première semaine et je présenterai mon lieu de stage.

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Commentaires

ChristianResche
le 10.11.2025 à 16:13:45
Bonjour Estelle,
Je viens de prendre connaissance, un peu tardivement, de ta présentation sur MoveAgri.
En fait, tu avais rédigé ton blog au mauvais endroit, dans la partie Commentaires. Je l’ai transféré dans la partie Blog.
J’espère que tu as encore l’énergie de nous partager la suite de ton séjour en Italie en poursuivant ton récit passionnant.
Je te conseille de créer un nouveau blog pour cela. Christian pour l'équipe MoveAgri
EstelleNom
le 10.11.2025 à 18:34:03
Bonjour Christian,
Merci d'avoir replacé mon article dans la bonne rubrique.
Je suis contente que le début de mon récit vous ait plu.
Estelle
JohannaBrugeaud
le 21.11.2025 à 11:11:06
Bonjour Estelle,
Ravie de lire ton blog en Italie ! Ma cuisine préférée ! Savoure pour moi tous ces bon plats. J'ai hâte de lire tes premiers pas professionnels dans le domaine et que tu nous parles des pratiques locales.
Bien à toi.