Seconde semaine + salons

Seconde semaine + salons

Publié par EstelleNom le 01/12/2025
Pays : Italie

Lundi 10 novembre :



Comme d’habitude, il fallait vérifier les fermentations.
Je rejoins Cristina pour l’aider à prendre des photos des magnums pour les réseaux sociaux et la newsletter. On a eu l’idée de les placer entre les deux rangées de tonneaux et de les disposer à différentes hauteurs et positions. Le résultat rendait très bien.
Nous avons aussi filmé une vidéo où Cristina présentait les vins. On ne dirait pas comme ça, mais cela prend pas mal de temps. Entre-temps, on a fait une pause pour appeler Lia, qui aide Cristina pour les réseaux sociaux : elle nous a donné des indications pour la vidéo et pour les photos.

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J’ai pu discuter du week-end avec Cristina et Alessandro, et concernant les serveuses qui n’étaient pas du tout accueillantes, il m’a dit que c’était typique de la Toscane. On a bien rigolé à ce sujet. Je pense que ça dépend surtout des personnes, mais bon.

L’après-midi, nous avons soutiré deux barriques qui contenaient du Sangiovese cépage rouge, car la fermentation malolactique c’était faite.

Le soir, Cristina et Alessandro m’ont proposé d’aller manger avec eux dans un restaurant traditionnel de Faenza, Marianaza. Avant de servir les plats, ils apportent souvent une piadina, une sorte de galette coupée en petites tranches, c’est très bon, légèrement chaud.
J’ai ensuite pris des cappelletti dans un bouillon , et Cristina m’a fait goûter la polenta. Une soirée très agréable.


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Mardi 11 novembre :



Même processus avec les fermentations. Parfois, il y avait quelques blocages, c’est normal avec les liquoreux, car le moût est très concentré en sucre, ce qui met les levures à l’épreuve. Dans ces cas-là, on ajoutait des nutriments pour les aider, on installait un petit chauffage pour maintenir la bonne température, et on bâtonnait tous les jours pour relancer la fermentation.

Sur l’une des petites cuves, j’ai découvert une fleur de vin, un dépôt blanchâtre qui se forme à la surface du vin. Elia me disait qu’il valait mieux l’enlever, mais Rudy préférait qu’on bâtonne. C’était impressionnant au départ, la couleur était très foncée, presque rouge, et après un bon bâtonnage, le vin est devenu beaucoup plus clair.

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Puis on a filtré le vin, ce qui permet de le clarifier et de le stabiliser. Après ça, nous avons étiqueté les cartons de 6 et 12 bouteilles pour la mise en bouteille du lendemain. C’est un travail très long. Pour finir, nous avons rangé la salle.

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Mercredi 12 novembre :



Aujourd’hui, c’était la mise en bouteille. Chacun avait son poste, mais Cristina m’a demandé de prendre en photo tout ce qu’il y avait dans les cuves, barriques et tonneaux des millésimes 2024 et 2025 pour les enregistrer sur l’application. Ça n’a pas pris beaucoup de temps malgré le nombre de barriques à répertorier. C’est vrai qu’au début je ne savait pas trop comment m’y prendre.

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Ce qui est intéressant avec leur application, c’est qu’elle permet de voir ce qui demande le plus de temps dans la vigne, en premier ce sont les vendanges, ensuite la taille, et enfin l’ébourgeonnage.

J’ai fini un peu plus tard car je les ai aidés à rentrer des informations supplémentaires sur les tonneaux que j’avais créés. Ensuite, Cristina m’a proposé de déguster trois rouges à l’aveugle. J’ai beaucoup apprécié ce moment : la dégustation avec elle est vraiment formatrice, et ce qui était sympa, c’est que nous étions plutôt d’accord sur ce que nous ressentions dans les vins.
Elle ma proposé samedi d’aller à Florence à un salon pour faire déguster le Pietramora, elle me demande aussi si ça pouvait intéresser Fanny de venir.

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Jeudi 13 novembre :



Cristina est venue me chercher pour aller près de Milan, à un événement où elle avait reçu un prix spécial dans le guide Veronelli. Pendant le trajet, elle m’a raconté que ce guide avait été l’un des précurseurs dans les guides de vins italiens. Les tout premiers étaient même imprimés sur du papier journal ! Elle m’a également parlé de sa rencontre avec Alessandro, qui avait travaillé auparavant pour le guide Veronelli.
C’était vraiment gratifiant que Cristina m’ait proposé de l’accompagner, car le dernier prix qu’elle avait remporté dans ce guide remontait à 2016. L’événement se déroulait dans un ancien couvent, où se trouve le Séminaire de Luigi Veronelli, à Bariano.
Pour en savoir plus : https://www.seminarioveronelli.com/2025/presentazione-guida-veronelli-2026/


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L’événement était super sympa, car j’ai pu déguster différents vins issus de plusieurs appellations : du Piémont, un domaine près de l’Etna, et les Cinque Terre. J’ai aussi aidé Cristina à faire déguster ses vins, ce qui était plaisant, car beaucoup de personnes parlaient un peu français ou anglais.

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J’ai rencontré Alessandra Piubello, l’une des journalistes qui sélectionnent les vins pour le guide. Elle est vraiment gentille. Je lui ai demandé combien de temps elle mettait pour déguster tous les vins, et elle m’a expliqué qu’elle commençait en juin et terminait en octobre : un travail qui demande énormément de responsabilité. C’est elle qui a fait un discours sur le vin Monografia/5 2020. Le discours de Cristina, lui, était très touchant et marquant.

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À la fin, quand il n’y avait plus personne, nous sommes parties à Monza, où habite sa fille Francesca. J’étais contente de la revoir. Ensuite, nous sommes allées manger dans un petit restaurant, Enoteca Il Mulino. On a partagé une assiette dont je n’ai plus le nom, une sorte de galette aux pommes de terre avec une persillade, ainsi qu’une assiette de lasagnes. Monza est une très jolie ville, on s’y sent presque comme dans un village.

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Vendredi 14 novembre :



On a travaillé depuis l’appartement toute la matinée, mais avant ça, on avait pris le petit-déjeuner dans un café. Puis il était temps de retourner au domaine, on avait environ trois heures de route, avec un arrêt prévu chez l’imprimeur.
Cristina cherchait une façon de mettre en valeur les bouteilles qu’elle garde en stock, afin de mieux valoriser les millésimes plus anciens avant leur mise en vente. Elle a donc regardé différents styles de papiers et réfléchissait à l’idée d’ajouter une pastille ou une petite étiquette attachée avec un cordon, qui raconterait l’histoire de son choix, pourquoi elle décide de proposer des anciens millésimes et l’importance qu’elle accorde au temps de garde.
C’est un processus qui demande du temps, mais elle a déjà le logo qui représente cet objectif, avec les initiales du domaine et le sablier, symbole du temps et de la patience nécessaires à l’évolution des vieux millésimes.

Pendant le trajet, on a discuté des clones de Sangiovese, car chacun possède ses spécificités. Par exemple, la différence entre les petits grains et les gros grains peut avoir un impact important. Elle a déjà commencé à réfléchir aux clones à planter pour les années à venir, notamment à cause du changement climatique.

Grâce à son application, elle enregistre pratiquement tous les jours la météo, quand il pleut, combien de millimètres sont tombés… car il peut très bien pleuvoir dans le village d’à côté et pas du tout au domaine. Bref, elle prend vraiment tout en compte, presque comme une scientifique.
C’est vraiment impressionnant, parce qu’il faut réfléchir pour plus tard, et le fait de tout noter lui permet aussi de voir l’évolution entre certaines périodes.


Samedi 15 novembre :


Départ de la gare de Faenza pour le salon de Florence. Elle me donne les derniers conseils, les cartes de visite, l’iPad pour montrer le domaine avec une vue en 360… Je retrouve Fanny et on se dirige vers le salon. C’est immense ! Nous étions dans la partie « grands vins ». Je demande à Fanny si elle avait pris un tire-bouchon, parce que j’avais oublié le mien. On en rigole, mais au fond on était bien entourées, car le salon était organisé par l’association des sommeliers. C’est l’un des salons les plus suivis d’Italie, Vitae.

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À côté de nous, une sommelière commence à nous parler en français. Elle s’appelait Chiara. On s’est très bien entendues, elle nous aidait à présenter les vins lorsque les visiteurs ne parlaient qu’italien.

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On a pu discuter de son métier. On a également dégusté de grands vins comme des Chianti et d'autres appellations.

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C’est vrai qu’au début c’était un peu compliqué de prendre nos marques. On essayait de parler italien, mais c’était très difficile : la seule phrase vraiment correcte que l’on arrivait à dire, c’était qu’on ne parlait pas bien italien et qu’on était françaises. Mais c’est impressionnant le nombre de personnes qui parlent un peu français. On a aussi beaucoup parlé anglais, et à la fin, on arrivait quand même à sortir les bonnes phrases sur la vinification, par exemple.

À la fin, je me suis dirigée vers l’accueil pour acheter un guide. On m’envoie vers un monsieur qui parlait français. Je lui demande s’ils étaient contents de la journée, car de notre point de vue, il y avait énormément de passage au stand. Il m’a dit qu’ils avaient eu 1700 entrées, soit plus de 400 de plus que l’année dernière.

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Il fallait d’ailleurs faire attention, car je n’avais que 6 bouteilles pour la dégustation. Certains domaines avaient déjà tout terminé vers 12 h 30 ; certaines grandes maisons ouvraient une bouteille toutes les 1 h à 1 h 30. Les visiteurs se ruaient dessus : par exemple, une des bouteilles de méthode classique coûtait 400 €.

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C’était une fin de journée fatigante, mais très enrichissante.

Dimanche 16 novembre :



Journée de visite, j’ai rejoint ma sœur, ma mère et une amie qui étaient descendues pour une semaine de vacances. Nous sommes allées à Ravenne, la capitale de la mosaïque. Dans chaque quartier, les noms de rue sont inscrits en mosaïque. Comme nous avons commencé la visite assez tard et que la nuit tombe très vite, il était déjà trop tard pour entrer dans la basilique San Vitale. Car on apprend qu’il faut un ticket pour rentrer, donc on se rend à la billetterie, mais les billets permettent de visiter trois monuments. Finalement, nous nous sommes simplement baladées à l’extérieur. Un peu dommage de ne pas avoir pu entrer dans les monuments, mais les extérieurs restent vraiment très jolis. Ainsi on sait diriger vers la mer Adriatique.

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Pour une seconde semaine


Comme la première, ça a été très enrichissant sur plusieurs points de vue. On ne se rend pas forcément compte de tout ce qu’on fait en une semaine, mais cela reste de très belles découvertes.

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