CanadA
Carnet d’une agriculture connectée #3 : Quand les données prennent racine
Quelques mots pour commencer
Dans mon précédent article, je vous ai présenté le fonctionnement du robot Désherbex et expliqué pourquoi il était difficile d’évaluer son efficacité simplement en regardant une parcelle après son passage.Une fois les premiers essais réalisés, je suis passée à une étape beaucoup moins visible, mais essentielle : transformer ce que j’observe dans les parcelles en données exploitables. L’objectif ? Répondre à une question finalement assez simple en apparence : comment démontrer qu’un robot de désherbage est réellement efficace ?
Au premier abord, on pourrait croire qu’il suffit de regarder si la parcelle est “propre” après le passage du robot. En réalité, ce serait beaucoup trop simple. Derrière chaque résultat se cachent des dizaines d’observations, de comptages et de mesures qui permettent d’évaluer objectivement les performances de la machine.
1 - Avant de compter, il faut savoir quoi compter
Très vite, je me suis rendu compte qu’il fallait d’abord définir ce que je voulais mesurer. Devais-je uniquement compter les adventices ? Observer les éventuels dégâts sur la culture ? Noter le stade de développement de l’ail ? La météo ? Les réglages du robot ?Derrière une donnée qui paraît toute simple se cachent finalement beaucoup de choix. Et ces choix sont importants, parce qu’ils conditionnent la qualité des analyses qui seront réalisées ensuite.
2 - Construire un protocole
Pourquoi un protocole est indispensable
J’ai également découvert qu’on ne pouvait pas comparer n’importe quelles observations entre elles. Une parcelle est vivante : certaines zones sont plus enherbées que d’autres, le sol change, les cultures évoluent.
Pour éviter de comparer des situations qui n’ont rien à voir, nous avons construit un protocole précis avec des placettes identifiées dans chaque parcelle, toujours observées avant puis après le passage du robot.
Nous avons également choisi de concentrer les observations sur la zone réellement travaillée par la machine, soit environ vingt centimètres autour du rang de culture.
3- braver vents et marées avant le PC
La réalité du travail de terrain
Je crois que c’est la partie qui m’a le plus surprise pendant ce stage.
Quand on parle d’agriculture connectée, on imagine rapidement des robots, de l’intelligence artificielle ou des ordinateurs.
Pourtant, avant de lancer le moindre logiciel, il faut d’abord… marcher dans les parcelles.
Concrètement, cela signifie passer dans les parcelles, délimiter des zones d’observation, compter les adventices présentes, identifier les espèces lorsque c’est nécessaire, noter leur stade de développement, mais aussi observer l’état de la culture après le passage du robot.
4 - Une feuille Excel peut cacher beaucoup de réflexion
De l’observation à la structuration
Une fois revenue du terrain, le travail ne s’arrêtait pas.
Il fallait encore organiser toutes les observations dans une trame de saisie que j’ai progressivement construite et améliorée au fil du stage.
L’objectif était de créer un tableau suffisamment simple pour être utilisé directement dans les parcelles, tout en préparant les futures analyses.
5- Le petit plus cette semaine
Rodéo, Montréal, Royalmount, ...Le rodéo d'Ayer's Cliff
J'ai découvert une discipline nationale, le rodéo !
Contrairement aux à priori, c'est un sport assez respectueux des animaux, qu'ils nomment d'ailleurs "athlètes". En effet, ce sont des animaux élevés dans un environnement "sauvage", ils suivent le rodéo lors de la saison d'été, et passe le reste de leur vie au champ dans de vaste prairie, afin de maintenir leur état sauvage. J'ai pu découvrir différentes disciplines : Le barel Racing, Bull riding (Monte de taureau), Saddle bronc (monte d'un cheval sauvage pendant huit secondes),Bareback bronc (montre d'un sauvage sans selle),Team roping (Prise du veau en équipe), Steer wrestling (Coucher du bouvillon), Tie-down roping (Capture du veau au lasso) et la course de sauvetage. Et d'ailleurs il y avait un super animateur !!
Balade à Montréal..miam

Découverte hasardeuse du Royalmount

De retour à Sherbrooke
De retour à Sherbrooke, nous avons décidé d'aller manger dans une petite crêperie du centre-ville, nous y sommes allés par pur hasard et avons rarement aussi bien mangé depuis notre arrivée :p C'est la Crêperie, Desserts et Gourmandises Stellita sur la rue Frontenac !




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