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Carnet d'une agriculture connectée #2 : un robot pour désherber mécaniquement ?
Quelques mots pour commencer
Dans mon premier article, je vous ai présenté le contexte de mon stage et mon arrivée à Sherbrooke. Cette fois-ci, je voulais rentrer un peu plus dans le concret, parce que mon stage tourne quand même autour d’un outil assez particulier : un robot de désherbage.
Avant d’arriver chez Désherbex, je travaillais déjà dans le domaine de la robotique agricole, mais ça restait quelque chose d’assez abstrait. Sur le papier, on imagine vite une machine qui passe dans un champ, repère les mauvaises herbes et les enlève toute seule. En réalité, quand on le voit fonctionner sur le terrain, on se rend compte que c’est beaucoup plus subtil que ça.
Le robot ne travaille pas dans un environnement “parfait”. Il avance dans une vraie parcelle, avec un sol irrégulier, des plants qui ne sont pas toujours alignés comme dans un schéma,des stades de cultures plus ou moins avancé en fonction de la parcelle, des adventices plus ou moins développées, et des conditions météo qui changent. C’est justement ce qui rend le sujet de mo stage intéressant.
1- Pourquoi s’intéresser au désherbage robotisé ?
Un problème très concret sur le terrainLe désherbage, c’est un sujet assez classique en agriculture, mais qui reste très important. Les mauvaises herbes peuvent concurrencer la culture pour l’eau, la lumière ou les éléments nutritifs. Dans certaines productions, leur gestion demande beaucoup de temps, beaucoup de passages, et parfois beaucoup de main-d’œuvre.
L’idée du robot Désherbex, c’est donc de proposer une solution mécanique, donc sans herbicide, capable d’intervenir de manière plus précise autour de la culture. Ici, ce qui m’a surprise au début, c’est que le robot n’a pas forcément pour objectif de désherber toute la parcelle comme le ferait un outil classique. Son intérêt est plutôt d’aller travailler dans une zone plus délicate : quelques centimètres autour du plant, là où il faut être précis pour enlever les adventices sans abîmer la culture.
C’est cette zone-là qui est vraiment intéressante d’un point de vue agronomique. Les inter-rangs peuvent souvent être entretenus avec d’autres outils mécaniques(comme une sarcleuse par exemple), mais autour du pied de la culture, c’est plus compliqué. Il faut réussir à intervenir près du plant, sans le toucher.
2- Comment fonctionne le robot ?
Des caméras, des bras, et beaucoup d’ajustements
Dit comme ça, ça paraît presque simple. Mais en réalité, tout repose sur une suite d’étapes qui doivent être bien synchronisées : détecter le plant, comprendre où il se trouve, adapter l’action de l’outil, puis intervenir au bon moment pendant que la machine avance.
Et forcément, au champ, rien n’est jamais parfaitement régulier. La culture peut être plus ou moins bien implantée, les adventices peuvent être petites ou déjà bien développées, le sol peut être plus ou moins travaillé, et les réglages de la machine doivent être adaptés à la situation.
Le robot peut aussi être équipé de différents embouts selon les cultures et les objectifs de désherbage. Ce n’est donc pas seulement “un robot qui désherbe”, mais plutôt une machine qu’il faut comprendre, régler et tester dans des conditions réelles.
3- Ce que j’ai découvert sur le terrain
Une technologie impressionnante, mais pas magique
Par exemple, une parcelle peut sembler assez propre après le passage, mais ça ne veut pas forcément dire que le robot a été efficace partout. À l’inverse, une zone peut paraître encore enherbée alors que le robot a peut-être bien travaillé dans la zone qui lui était réellement destinée.
C’est là que mon regard d’agronome devient important. Il ne suffit pas de regarder la parcelle rapidement et de dire “ça marche” ou “ça ne marche pas”. Il faut se demander où le robot devait intervenir, ce qu’il a réellement touché, ce qu’il a laissé, et si la culture a été préservée.
Cette réflexion m’a permise de voir que le passage d'un robot ne remplacera pas l’observation humaine sur le terrain. Au contraire, elle demande même de bien comprendre ce qui se passe au champ pour pouvoir interpréter correctement les résultats.
4- Le lien avec mon stage
Observer avant de conclureMa mission ne consiste donc pas seulement à découvrir le robot ou à le voir passer dans les rangs. L’objectif est surtout de réfléchir à la manière dont on peut mesurer son efficacité.
Pour ça, il faut passer d’une impression visuelle à quelque chose de plus structuré : observer avant le passage, observer après, compter les adventices, noter les dégâts éventuels sur la culture, et replacer tout ça dans le contexte de la parcelle.
C’est vraiment ce lien entre terrain et données qui m’intéresse dans ce stage. On part d’une question très simple en apparence : est-ce que le robot désherbe efficacement ? Mais pour y répondre correctement, il faut construire une méthode, faire des choix, accepter les limites du terrain et ensuite analyser les données.
5- Ce que je retiens de cette première découverte
Une première étape qui pose beaucoup de questionsCette première approche du robot m’a surtout donné envie de comprendre comment on peut évaluer correctement ce type d’outil. Parce qu’entre voir une machine fonctionner et prouver qu’elle est efficace, il y a tout un chemin.
Le robot est impressionnant, mais il dépend de beaucoup de choses : la culture, les adventices, les réglages, le sol, la météo, et la manière dont il est intégré dans l’itinéraire technique de l’exploitation.
C’est pour ça que la suite de mon stage s’est rapidement orientée vers l’expérimentation : comment observer, comment compter, comment comparer, et comment transformer des observations de terrain en résultats exploitables.
Dans le prochain blog, je vous parlerai donc davantage de la partie expérimentation : les comptages au champ, les essais mis en place, les données collectées, et la manière dont on peut commencer à mesurer l’efficacité du désherbage.
6- Le petit plus cette semaine
Hockey, microbrasserie, gorges, outlet… un week-end bien rempli
Comme dans le premier article, je voulais garder une petite partie plus personnelle. Parce que cette mobilité, ce n’est pas seulement un stage : c’est aussi une occasion pour moi de découvrir le Québec,ses paysages et son rythme de vie.
Un match des Canadiens dans une microbrasserie
Après le travail, mes collègues m’ont emmenée voir la diffusion du match de hockey sur glace des Canadiens le 29 mai. Malheureusement, c’était leur dernier match de la Staley Cup… mais c’était quand même une super occasion de découvrir un peu l’ambiance autour du hockey ici. Pas de doute, c'est un sport national et un pilier de la culture québécoise.
Par la même occasion, j'ai découvert Siboire, un restaurant qui est également une microbrasserie. Pour l’anecdote : je n’aime toujours pas la bière. J’ai quand même voulu tenter quelque chose de plus fruité, et ici on m’a parlé d’une bière “sûrette”. Sur le papier, ça avait l’air plus doux… en réalité, j’ai surtout trouvé ça aigre-doux, voire un peu amer. Mais bon, je pense que le problème vient surtout de moi : je n’aime pas la bière, même en version québécoise !
Découverte du parc de la Gorge de Coaticook

La balade était vraiment sympa, même si j’ai un peu râlé : ici, j’ai l’impression qu’il faut payer absolument partout, même pour aller marcher. Et autre détail un peu surprenant : toute la randonnée se fait sur du béton. C’est bien parce que ça rend le sentier plus accessible à tout le monde, mais je dois avouer que pour moi, une randonnée sur du béton, ça perd un peu de son charme.
Malgré ça, le lieu est magnifique, et impossible de repartir sans tester les glaces de la fameuse laiterie de Coaticook. Verdict : elle mérite clairement sa réputation !
Première soirée à Magog

/Après une balade dans Main street on s’est arrêtées à la Taverne 1855, avec une superbe vue sur le port et le lac. L’ambiance était vraiment agréable, la vue magnifique, et on a super bien mangé. Bon… moi qui disais vouloir me remettre en forme, on va dire que le Québec ne m’aide pas beaucoup sur ce point-là. Mais honnêtement, ça en valait le coup.
Un détour par le Premium outlet de Montréal
Le dimanche, changement total d’ambiance : direction le premium outlet de Montréal. Et là, autant dire que ça a fait très mal à mon portefeuille, mais beaucoup de bien à mes yeux.
En gros, c’est un outlet comme on peut en trouver en France, sauf qu’ici il y a beaucoup plus de marques américaines, donc les réductions sont vraiment intéressantes. Petit moment d’hystérie assumé : j’ai trouvé l’équivalent de 278 € de produits qu’on pourrait acheter chez Sephora pour (roulement de tambour....)56 €. Franchement, affaire en or. Je vous promets que j’ai essayé de rester raisonnable… mais c'était vraiment rentable.
Et mes petits repères à Sherbrooke




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