On était venus pour les vaches, on a trouvé des coffee shops

On était venus pour les vaches, on a trouvé des coffee shops

Publié par ColinFrey le 28/06/2026
Pays : Pays-Bas

Premiers jours aux Pays-Bas : découverte de l’élevage dans les polders


voyage : Bordeaux → Abcoude, épisode “survie en mode road trip”


Notre aventure néerlandaise a commencé comme tout bon périple agricole digne de ce nom : un long trajet, beaucoup d’espoir… et un véhicule qui semble avoir redécouvert sa vocation première : le suspense mécanique.


Après une première étape jusqu’à Paris (histoire de dire qu’on progresse et surtout de vérifier que la voiture savait encore rouler), direction les Pays-Bas. Sur la carte, cela paraît simple : on monte tout droit. En réalité, le voyage s’est rapidement transformé en véritable test d’endurance physique, mentale et mécanique.

Le programme du trajet ressemblait à peu près à ceci :

- Climatisation : option absente.
- Eau : rationnement non volontaire.
- Moteur : en mode « je fais ce que je peux… mais pas trop longtemps ».


Autant dire que chaque montée devenait un moment de négociation avec la voiture. Nous, on appuyait sur l’accélérateur. Elle, elle réfléchissait.

Résultat : plusieurs arrêts techniques pour calmer un moteur visiblement en surcharge émotionnelle. À certains moments, la voiture semblait réfléchir à sa carrière : continuer ou prendre une retraite anticipée sur une aire d’autoroute belge.

Chaque pause devenait presque une cérémonie :

on ouvrait le capot avec un air de mécanicien expérimenté ; on regardait le moteur sans vraiment savoir quoi regarder ;
on hochait la tête d’un air sérieux ; puis on repartait en espérant très fort que cette méthode hautement scientifique fonctionne.

Petit à petit, les kilomètres défilaient. Les paysages changeaient, les panneaux routiers aussi, jusqu’à ce qu’apparaissent les premiers noms imprononçables à nos yeux de Français. C’était le signe que les Pays-Bas étaient proches.

Après ce road trip digne d’un documentaire survivaliste, nous arrivons enfin à Abcoude. Fatigue générale, estomac vide, frigo encore plus vide (ce qui est une performance en soi).


Le simple fait de poser les valises ressemblait déjà à une victoire.

Bref : arrivée triomphale… mais sans fanfare. Et surtout avec une seule envie : manger quelque chose, prendre une douche et oublier que le moteur existe jusqu’au lendemain.




Jour 1 : bienvenue dans la ferme 2.0 (où même les vaches sont connectées)


Réveil 7h30. Dans une ferme laitière néerlandaise, le réveil n’est pas une suggestion : c’est un ordre naturel.

Pas le temps de traîner au lit ni de négocier cinq minutes de plus. Ici, les vaches n’ont absolument rien à faire de notre sommeil. Elles ont un emploi du temps bien plus rigoureux que le nôtre.

Premier café avalé (plus ou moins consciemment), chaussures de sécurité aux pieds, direction les bâtiments d’élevage.

Première mission : nourrir les veaux.

Eux, au moins, sont déjà debout, motivés, et jugent probablement notre lenteur humaine. À peine arrivés, ils savent exactement pourquoi nous sommes là. Certains réclament déjà leur repas avec beaucoup d’enthousiasme, d’autres observent tranquillement cette drôle d’équipe de Français encore à moitié réveillés.

Une excellente façon de commencer la journée : distribuer les repas sous les regards insistants de dizaines de petites têtes curieuses.

Ensuite, nettoyage des robots de traite.

Oui, ici, même les robots ont droit à leur routine d’hygiène. Pendant ce temps, nous découvrons que la technologie agricole ne dort jamais… contrairement à nous.

La ferme fonctionne presque comme une usine automatisée. Les robots accueillent les vaches, les identifient, distribuent l’alimentation, enregistrent les données de production… Il ne leur manque presque plus que la machine à café.

Puis vient le fameux « poussage de ration », une activité qui consiste essentiellement à dire aux vaches :

« Non, ce n’est pas décoratif, mangez jusqu’au fond. »

Vu de l’extérieur, cela peut sembler très simple. En réalité, il faut régulièrement repousser l’alimentation vers les animaux afin qu’ils puissent continuer à manger correctement. Les vaches, elles, semblent considérer que la nourriture doit toujours être parfaitement présentée. Un véritable service cinq étoiles.

Après une pause déjeuner (méritée et stratégique), changement de décor : déplacement de vaches vers un autre pré.

Sur le papier, cela paraît facile.

Dans la réalité…

Les vaches, elles, restent calmes. Nous, un peu moins.

Certaines avancent tranquillement comme si elles connaissaient parfaitement le programme de la journée.

D’autres décident qu’un détour est toujours une excellente idée.

Et il suffit qu’une seule hésite pour que tout le troupeau se demande s’il ne faudrait finalement pas faire demi-tour.


Ensuite, mission « transport de veaux » en bétaillère.

Direction une association accueillant des réfugiés et des personnes en situation de handicap.

Une belle initiative où l’agriculture devient aussi un outil social — et où les veaux deviennent, sans le savoir, des ambassadeurs particulièrement mignons.
Voir ces animaux participer à un projet humain donne une dimension complètement différente au métier d’éleveur.



Puis moment « drame agricole romantique » : conduite d’une génisse chez le taureau.

Ambiance Tinder version bovine.

Pas de swipe, pas de profil, pas de discussion.

Juste une rencontre organisée avec beaucoup plus de conséquences biologiques que sur une application de rencontre classique.

Le taureau, lui, semblait très satisfait du programme.

Retour ensuite de deux femelles déjà pleines.

Ici, pas besoin de test de grossesse : la ferme gère tout en version directe et efficace.


Vidéo polder


  • =L’innovation néerlandaise : les vaches GPS (ou quand le troupeau devient un groupe WhatsApp)=

Avec Hugo et Daniel (le frère d’Evita, qui visiblement maîtrise le terrain mieux que Google Maps), nous découvrons une technologie assez incroyable : les colliers GPS pour vaches.

En 2026, certaines vaches possèdent probablement une meilleure couverture réseau que nous.

Ces colliers permettent de :

- définir des clôtures virtuelles ;
- éviter qu’elles « testent la liberté sans autorisation » ;
- suivre leurs déplacements quasiment en temps réel.

Dans les polders, où les champs ressemblent à des étendues infinies légèrement mouillées, les clôtures physiques deviennent parfois inutiles.

La technologie fait le reste.

Les vaches apprennent progressivement où elles peuvent aller grâce à un système de légère stimulation électrique lorsqu’elles approchent d’une limite virtuelle.

Autrement dit, la modernité leur dit simplement :

« Tu peux aller partout… sauf là. Et là aussi. Et surtout pas là. »

Le plus étonnant reste de voir que cela fonctionne réellement.

Nous, il nous faut encore Google Maps pour retrouver la maison.


Fin de journée : version marathon agricole

Une deuxième pause déjeuner (à ce stade, on ne sait plus si c’est une journée ou un buffet à épisodes), puis reprise des activités.

Hugo termine plus tard afin de refaire toute la routine du soir :

nourrir les veaux ; nettoyer les robots ;
* nettoyer les lttières

La ferme ralentit… sans jamais vraiment s’arrêter.

Pendant ce temps, nous comprenons une chose essentielle :

Dans une ferme néerlandaise, il n’y a pas vraiment de « fin de journée ».

Seulement une transition vers la suivante.

Les animaux, eux, ne connaissent ni les week-ends, ni les jours fériés.


jour 2 : mission collier et balais


les rôles n'ont toujours pas changé, je me reveille tot le matin et mon coloc qui n'est pas du matin peut faire un peu de repos supplémentaire.

j'entamme alors ma journée de travail par la même routine qui va nous suivre pendant ces 2 mois. D'abord le nourrissage des veaux a l'aide du milk taxi, une machine geniale qui semble venir du futur, avec chauffage du lait durant le transport, un pistolet verseur qui met la bonne quantité à la bonne température, et surtout une mache avant et arriere électrique ( c'est a dire mieux que ma voiture qui n'existe pas, mais le trajet jusqu'à la casa risque d'être un peu long)

Puis vient le moment des litières, où je dois monter sur les vaches car elles sont un tout petit peu rustres, on dirait presque des basques. Une fois levées, on remet tout à plat, même si elles vont tout détruire comme le mur de berlin dès qu'elles vont se poser dessus.

Le curage des tapis est toujours un plaisir, mais marteen un employé m'a aidé.

Nous avons alors installé les derniers colliers manquants, tout en évitant de se faire charger par le taureau dans la stabi. Nous avons découvert chez daniel une vrai passion pour la bonne chanson francaise ( du ninho et du shattah )

Nous avons ensuite pris le dejeuner, un petit dejeuner en érité, puis Hugo est parti chercher des piquets dans la bétaillère, et moi je me suis retrouvé à passer le balai, comme le bon stagiaire français exploité de base. J' J'ai cassé un balai, et en allant le chercher, Daniel m'a dit qu'il allait chercher la brosse qui va sur le tracteur, j'ai donc passé le balais pendant une demi-heure en l'attendant, puis il est arrivé comme une fleur et a fait le même travail en deux minutes
Nous avons pris le 3e petit dejeuner de la journée, puis je suis allé en ville pour acheter une carte postale plutot sympa, que je n'ai pas eu le temps encore d'ecrire mais 2 mois c'est long ( faut que je garde un peu d'occupation pour la fin ), et je suis rentré me reposer a l'appartement, laissant mon petit jugogogo faire sa routine du soir.

jour 3 : rodéo et conduite


comme tous les jours de ce blog, et a partir de maintenant, je ne parlerai de la routine du matin que s'il y a un gros changement. Je vais directement le faire, j'ai pu conduire la petite chargeuse électrique, pour pousser le foin dans la stabu, tout en évitant d'éborgner une petite vache qui laisserait sa petite tête depasser du cornadis.

Nous avons alors rentré une vache qui avait vêlé le matin même, avec son veau, et nous avons mis la vache dans la stabu principale et le veau dans le couloir pour teter demain.
avec Hugo, nous avons commencé à nettoyer le silo pour préparer pour l'ensilage, nous avons utilisé des pelles pour racler les bouses, dans les travaux, puis avons utilisé des balais pour commencer à nettoyer le sol, puis Daniel m'a confié la chargeuse électrique avec la brosse, rendant le travail un peu mieux, avec un petit boost d'égo, car ils nous font confiance assez vite, et avec hugo on s'en est plutot bien tirés. on est alors mettre la chargeuse à charger, puis avons pris le 2e petit dejeuner.
  • colin brosse
  • L'après-midi, nous avons nourri les veau une fois de plus, et Hugo nous a offert un magnifique rodéo sur dos de veaux
  • nous avons alors rempli les sacs de sable qui vont aller sur la future bâche du silo, un travail pénible sous le soleil a ardent des Pays-Bas, comme c'est bien connu. puis nous avons pris le troisième petit déjeuner de la journée, Hugo est parti faire sa routine, et moi je suis parti dans l'appartement reprendre un petit lien avec des gens loins d'ici.
  • jour 4 : piquets et fumier

  • Comme tous les jours, je me levais le matin pour faire ma petite routine , puis le premier petit dejeuner qui commence a etre un peu monotone, et qui ne remplit pas vraiment l'estomac d'ogre aue je cache sous ma petite combi claas.
  • Après la pause, on nous a emmenés derriere le bâtiment des veaux, puis on nous a pointé la bétaillère avec un pneu dont la jante touchait presque le sol, et les suspensions du 4x4 etaient presque sur le chassis tant le poids qui etait a l'interieur était important. On a ouvert la porte pour trouver à peu près 150-200 piquets, Daniel nous a alors aidé avec les piquets ( en réalité il nous a aidé avec 10 piquets puis est parti), nous nous sommes alors retrouvés a faire notre petit sport de la semaine, moi qui suis grand prenait les poquets dans la bétaillère, et lui les posait dans l'étagère, puis quand le tas est arrivé a mes genoux, et comme je ne veux pas une sciatique à 20 ans, on a échangé les roles, lui aui ne se tapait pas la tête au plafond dans la bétaillère, et moi aui faisait le viking à lancer ces bûches à 2m, tout en m'en prenant tout dans la binette.
  • une fois cette tâche acquittée, on nous a alors donné la bonne tâche de stagiaire, c'est-à-dire récurer un chemin à la pelle, le chemin qui mène de la stabu aux prés. nous avons alors pris notre mal en patience, nous flinguant le dos à la même occasion, puis avons réfléchi, plus de deux secondes, et avons demandé à Daniel si nous pouvions utiliser la petite chargeuse rouge. grand prince, qu'il est, il nous a répondu que la chargeuse rouge était trop petite, et qu'il valait mieux prendre la bleue " pour ne pas nous faire chier ". nous avons alors commencé le nettoyage d'un petit chemin, rempli de bouses, avec une véritable machine de guerre, faite pour déplacer des tonnes, et on ne faisait pas les malins, car on savait que si on se ratait maintenant, on ne pourrait plus conduire de tout le Stage. finalement on a plutôt bien géré notre affaire, et le chemin était nickel .
  • jour 5 : surf et clotures

    • Après la routine du matin, quand Hugo est arrivé, nous sommes allés avec Evita et Mattias, mettre, une vache qui a eu une gestation compliquée, et des soucis de pâtes, sur une grande planche, que l'on pouvait tirer avec la chargeuse rouge. Nous avons alors tiré la vache, jusque dans le prêt, nous avons essayé de la lever avec la chargeuse, sans succès. si elle ne peut pas se lever le lundi, ils seront obligés de l'abattre, car ils n'ont pas envie de s'embêter avec des vaches improductive. Sur le retour de la prairie, nous nous sommes adonner à une activité normalement réservée au bord de mer, le surf (c'est sûr que c'est plus simple quand y a pas de vagues ).
    • Surf
    • suite à cette matinée très productive, nous avons alors entamer de faire les clôtures avec Evita, nous avons repoussé d'un côté la clôture, tout en créant un nouveau passage de l'autre, afin d' apprendre aux vaches les limites auxquelles elles ont le droit, puis dans quelques temps d'enlever les filets, et ne laisser que les colliers, pour les localiser, et éviter qu'elle ne s'échappent.
    • Quad Evita
    • sur le retour de cette activité, Hugo a conduit le quad, et comme il savait le conduire, Evita nous a donc laissé dans un champ, avec Hugo et moi comme conducteur, nous laissant juste deux outils, et nous disant d'aller arracher les mauvaises herbes de toute la prairie, une activité, encore une fois très productive, et réservée exclusivement aux stagiaires.
    • Quad mauvaises herbes
    • jour 6 : visite d'Amsterdam( le quartier rouge et heineken)

    • Pour ce premier week-end aux pays-bas, on se devait d'aller à la capitale, Amsterdam. Comme on voulait s'inclure dans la culture locale, on est allés a la gare en velo, pris le train, et sommes enfin arrivés a Amsterdam, la ville aux mille canaux.
    • à notre arrivée, nous avons visité le vieux quartier, puis nous sommes dirigés vers le quartier rouge, le lieux de toutes les débauches, coffee shop, les mêmes magasins mais au lieu de l'herbe, du cuir, mais certainemant pas celui des vaches. la visite de ce quartier était un peu terrifiante, posant quelques problèmes d'ethique, avec des femmes livrées comme pature à des vieux crackead dans la rue. le cannabis etant legal dans ce pays, il n'est pas rare de trouver des types défoncés dans les rues. nous avons alors continué la visite de la ville par le musée heineken, où on nous a gentiment dépouillé de 25 € pour un une pauvre visite, et deux shots de bière (en en réalité, des demis, réalité, deux demis, mais ça fait quand même mal par où ça passe,vous avez très bien compris) à la fin, on se demandait si c'etait vraiment le musée heineken et pas le musée Il-te-ken. Après, ce cuisant échec, nous sommes allés nous réconforter à la salle de sport, avant de prendre un train, ou on s'est, bien sûr, trempé de sens, où on a fini dans la direction opposé, sans batterie, dans un pays où ça parle plus allemand qu'anglais. le chemin du retour a donc été plus long qu'il n'aurait dû, et nous sommes rentrés nous poser, avant de regarder le match de la France, plus un non-match cela dit, mais c'est pareil, c'est du foot

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