La marcotte et moi : quand la permaculture rencontre l'agroécologie, le paysage force à voir la beauté du vert

La marcotte et moi : quand la permaculture rencontre l'agroécologie, le paysage force à voir la beauté du vert

Publié par TriompheHoussou le 05/05/2026
Pays : France

Les lycéens du Lycée de Valabre ont fait la mise en terre de quelques espèces florales en plus de quelques essences fruitières dont la fraise et aromatiques à côté de la marcotte.
Pause ! La marcotte, c'est quoi ? La marcotte du lycée est une cabine toute faite en bois avec un savoir-faire technique pour servir de carrefour entre la permaculture, l'aquaponie, des expérimentations agricoles diverses, la réalisation de projets personnels et un asile de repos pour toute personne intéressée.

Vous savez quoi ? Les novices ont planté les végétaux sans respecter un écartement fixe. C'était des premières années et pour eux, il fallait seulement creuser, mettre en terre et arroser puis le tout est joué. La survie des plantes n'étaient plus de leur ressort, du moins après l'activité qui les obligeait à cette tâche.

C'est ce que nous rencontrons justement avec plusieurs projets en Afrique et parfois dans le monde entier. Suffit-il de planter pour prétendre être un expert ? L'agroécologie est-elle devenue un tunnel d'évasion de nouveaux concepts agricoles ou un jet de financement décoré pour ne pas dire une anarque ou un détournement de fonds ?

‎Une fleur, ça prend du temps avant de pousser. La mettre en terre sans respecter un écartement donné avec des fruitiers, c'est juste faire pour faire. Qui prendra la relève pour le suivi du jardin installé ? Et bien moi, j'ai pris cette relève. J'ai anticipé sur des problèmes agronomiques (mauvaise plantation, perte d'eau, manque de protection adéquate) auxquels j'ai essayé d'apporter des solutions. J'ai commencé par faire des couronnes autour des plants pour permettre une rétention d'eau.

‎Après une série d'arrosage raisonnée, un paillage simple et efficace a suivi. Mais à quoi sert le paillage ? Certainement pas à importer de la matière organique inutile sur le sol pour le rendre plus lourd ! Le paillage peut aisément faire ces trois choses : limiter l'évapotranspiration et le gaspillage d'eau, limiter la prolifération des adventices et servir sur le long terme de fertilisants organiques.

‎Un coup de désherbage et la parcelle est devenue propre. Je pensais que c'était déjà le repos jusqu'à ce que l'on me demande de planter des courges. Je suis rentré en mode geek agronome. Entre le semis en godet et le semis direct, qu'est-ce qui serait le meilleur ?
Cette question a orienté mes actions. Apparemment les semences n'étaient pas prêtes pour la levée pendant un bon bout de temps. Mais finalement, elles ont décidé de céder à la pression que je leur mettais pour germer.
Aujourd'hui, une cohabitation saine et symbiotique respectueuse des exigences physiologiques et morphologiques des plantes ne manque pas de frapper à l'œil tout ceux qui passent devant la parcelle : une bonne centaine de personnes par semaine.

‎Leçons à tirer : Il ne suffit pas d'avoir les graines, il faut savoir faire germer, savoir planter, où, quand, comment et prendre soin des plants.
Il faut savoir rester à une position stratégique dans ses projets pour plus d'impact.
L'expertise, c'est aussi savoir réajuster au juste moment.
Les mains d'un expert ne trompent pas, mettez-le au travail.

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