Une bougnate perdue dans les montagnes d'Italie : "La doche vacca e capra !"
Buongiorno, je m'appelle Leane j'ai 18 ans et je suis actuellement en stage dans une exploitation en Italie. J'ai réalisé un blog afin de partager avec vous mon expérience en Italie, pour que vous puissiez en le lisant être également avec moi dans cette magnifique ferme.
Vous retrouverez pour chaque jour une petite explication des tâches que j'ai pu réaliser durant la journée. Je vous souhaite une bonne lecture et j'espère que celui-ci vous conviendra.
Dimanche 10/08
Cap sur l'Italie : un voyage vers Bagaggera
C'est le grand jour !!
Les valises sont bouclées, la voiture est chargée... et le stress est bien présent. Avec Enzo, nous prenons la route, direction l'Italie.
Nous quittons Aigurande (36) vers midi, cap sur bagaggera, où nous serons logés. Le voyage débute tranquillement, avec de beaux paysages qui défilent sous nos yeux. Le moment fort de la route ? Le passage du tunnel du Mont-Blanc.

En effet long de 13 km, ce tunnel est une expérience à part entière. Pour moi c'est une première... et, je l'avoue, une source d'angoisse. Treize kilomètres dans le noir, entourée de nombreuses voitures : ceci ne me rassurait pas. Mais une fois de l'autre côté, c'est un vrai soulagement et le spectacle des montagnes italiennes récompense largement ce moment de tension.
Il restait encore trois heures de route sur le réseau italien. J'appréhendais un peu : les routes étaient parfois étroites et pentues, les autoroutes était à quatre voies où la conduite est... disons, sportive. Mais étape après étape, nous avançons, en prenant le temps de souffler, cinq pauses au total de la France jusqu'à l'arrivée.
Il est 23 heures lorsque nous atteignons enfin Bagaggera. Sur place, Marta, la directrice de la ferme, nous acceuille chaleureusement. Elle nous conduit à nos chambres et nous explique le fonctionnement de la maison. Ici, nous vivons avec d'autres personnes : repas en commun qui sont des moments de convivialité a part entière. 
Présentation de la ferme où je suis en stage :
La ferme est avant tout une histoire de famille.
On y retrouve Samuele, Giulia et Marco, réunis atour d'un même projet : vivre de la terre tout en respectant la nature.
L'aventure a officiellement commencé en octobre 2016, lorsque Samuele s'est installé avec Giulia. Mais pour lui, ce n'était pas un premier pas dans le monde agricole : il avait déjà passé huit années à travailler dans une ferme, acquérant savoir faire et expérience.
Aujourd'hui, l'entreprise est une ferme entièrement en agriculture biologique. Elle s'étend sur 20 hectares, principalement en prairies naturelles, avec seulement 1 hectare consacré à la culture du triticale.
Dans les pâtures, nous retrouvons 8 vaches laitières de race Rendena et 6 génisses (une race rustique originaire des montagnes italiennes). Dans le bâtiment nous retrouvons, 30 chèvres laitières, accompagné de 2 chevrettes et 2 boucs.
Côté jeunes, la ferme élève 10 veaux (dont 5 encore en logette) et 3 veaux croisés Limousine. Nous retrouvons également 9 truies qui sont destinées à réaliser du saucisson, du lard et de la coppa (spécialité italienne).
Poules pondeuses et poulets de chair complètent la basse cour, offrant oeufs frais et viande pour la consommation et la vente.
Pour le renouvellement du cheptel, Samuele a opté pour l'insémination artificielle. Les meilleures vaches sont inséminées avec des taureaux Rendena, afin de préserver la qualité de la race. Les autres, moins performantes ou déjà mères de plusieurs veaux, sont croisées avec des races viande (Limousine, Blanc BLeu ou encore certaines races italiennes) pour produire des animaux plus adaptés à l'engraissement.
Semaine n°1
6h30 - Le réveil sonne. Première journée, pas question d'être en retard.
A 7h15, je quitte notre logement, direction la ferme, à seulement cinq minutes de route.
A mon arrivée, je suis accueillie par Samuele... et ses quatre chats et également ses 2 chiens (Pigna et Ghira), véritables maîtres des lieux. Samuele me présente Jacopo, son ouvrier, avec qui je vais travailler chaque jour, à la ferme comme à la fromagerie.
Après les présentations, place au travail. J'assiste d'abord au contrôle laitier des chèvres et des vaches, puis Samuele m'explique comment les nourrir, pour que je puisse le faire seule par la suite.
Pour terminer la matinée à la ferme, je nettoie l'aire paillée des vaches et y mets de la paille fraîche. La chaleur était intense, elles resteront à l'intérieur toute la journée.

Cap ensuite sur la fromagerie. Là, je rencontre Marco, le cousin de Samuele, qui travaille aussi bien à la ferme qu'a la fromagerie, et Laura, qui, elle, se consacre uniquement à la fromagerie. Ensemble, ils me montrent comment fabriquer du fromage. Je mets rapidement la main à la patte et réalise mes premiers fromages de chèvre et de vache (voir les photos).

L'heure du déjeuner arrive. Je rencontre les parents de Samuele et ses enfants. Sa maman nous a préparé des pâtes au ragoût : un régal !
Nous discutons ensuite de mon voyage, de ce que j'aime en Italie et de ce que j'ai prévu pendant mon séjour.

Après le repas, retour au logement vers 14h30 pour récupérer un peu de la fatigue du trajet de la veille.
A 16h20, je repars à la ferme pour la traite des chèvres et des vaches. Je nourris ensuite, en autonomie, chèvres, vaches et veaux. Nous ramenons la majorité des vaches au pré pour la nuit, sauf deux veaux et une vache sur le point de mettre bas. Je termine en paillant celles qui restent à l'intérieur.

La journée touche à sa fin. Je retourne au logement, fatiguée mais heureuse de cette première immersion dans la vie de la ferme.
Mardi 12/08
Ce matin, le réveil a sonné tôt : départ du logement à 6h25. Une fois arrivée à la ferme, la journée commence comme d'habitude par la traite des chèvres et des vaches. Après la traite, nous les nourrissons, puis nous paillons les logettes afin qu'elles soient propres et confortables pour la journée. Les veaux, eux, reçoivent leur biberon, un moment toujours particulier.

Ensuite, direction la fromagerie. Aujourd'hui, nous avons préparé du fromage italien et salé les fromages de chèvre rélisés la veille. Le travail terminé, c'est l'heure de la pause de midi. Au menu, encore des pâtes, avant de profiter d'un moment de repos bien mérité.

A 16h30, il est déjà temps de repartir pour deux heures de travail. Comme le matin, nous faisons la traite des chèvres et des vaches, puis nous les nourrissons. Les vaches sont ensuite ramenées au pré, sauf celles qui restent à l'étable : nous paillons leur espace pour la nuit. Les veaux, eux aussi, reçoivent leur repas du soir.

Pour clore la journée, nous nettoyons la salle de stockage du lait. Enfin, retour a mon lieu d'hébergement, prête à profiter d'une bonne nuit de sommeil après cette deuxième journée bien remplie et rythmée.
Mercredi 13/08

Aujourd'hui, ma journée de stage a été particulièrement riche et intense. Elle a commencé par un événement très spécial : la naissance de jumeaux croisés limousine. J'ai eu la chance d'assister à ce moment unique et même de choisir leurs prénoms. Les deux petits veaux s'appellent désormais Oscar et Olivier.

Après cette belle surprise, la journée s'est poursuivie à la ferme avec les activités habituelles. Comme chaque matin, j'ai participé a la traite des chèvres et des vaches, avant d'enchaîner avec les différentes tâches quotidiennes. Une fois ce travail accompli, nous sommes partis en direction de la fromagerie.
Là bas, j'ai eu l'occasion de mettre la main à la pâte en préparant des yaourts et en réalisant de nouveaux fromages. Une expérience toujours enrichissante, qui montre concrètement comment le lait de la ferme prend vie sous d'autres formes.

A midi, Samuele avait besoin d'un coup de main, je suis donc restée pour l'aider. J'ai distribué les rations d'aliments aux vaches, aux veaux ainsi qu'aux chèvres, puis j'ai nettoyé l'aire paillée pour que les vaches profitent d'un espace propre et confortable pour le reste de la journée.
En début d'après midi, retour au gîte pour une pause bien méritée. Avec la chaleur qui règne ici, travailler dans les bâtiments est particulièrement fatiguant, et ces moments de repos deviennent d'autant plus précieux.
A 16h30, je suis repartie comme chaque jour à la ferme pour deux heures de travail. Nous avons suivis la routine habituelle, avec une exception particulière aujourd'hui : le biberon pour les deux nouveaux-nés, Oscar et Olivier.
Un moment superbe, car il permet d'être en contact direct avec les veaux.
La journée s'est ensuite terminée par les derniers soins aux animaux, avec la satisfaction d'avoir vécu un instant rare et privilégié : l'accueil de deux nouveaux veaux à la ferme.
Jeudi 14/08
Ce matin, comme tous les jours, la journée a commencé par la traite des chèvres et des vaches. Un rituel bien ancré qui donne le rythme à la vie à la ferme. Une fois cette première mission accomplie, place aux différentes tâches quotidiennes.
Mais aujourd'hui n'était pas tout à fait comme les autres: le vétérianire est venu nous rendre visite. Il était là pour réaliser une insémination artificielle sur une vache au fort potentiel laitier, donc aucun croisement n'était prévu, afin de préserver ses qualités génétiques.

Ceci était pour moi une grande première, en effet je n'avais jamais vu d'insémination artificielle. Malheuresement vu que c'est une race a petit effectif, Samuele ne peux pas choisir le sexe du bébé, ce qui pose donc un problème au niveau du renouvellement du troupeau.
Il en a profité pour faire une écographie sur une autre vache, afin de vérifier si elle était gestante. Malheureusement, il était encore un peu trop tôt pour détecter la présence d'un veau. Autre contrôle important : s'assurer que la vache ayant mis bas la veille avais bien expulsé tout son placenta. Un détail qui peut sembler anodin, mais qui est crucial pour éviter toute infection.
Ensuite, nous sommes partis direction la fromagerie, où j'ai pu participer à la fabrication de meules de fromages de chèvre.
A midi, moment de pause et de convivialité. J'ai partagé un délicieux repas avec Samuele, sa femme et ses enfants : des pâtes carbonara faites maison, avec des oeufs de la ferme et de la coppa artisanale, produite elle aussi sur place. Un vrai festin, simple mais savoureux, dans une ambiance chaleureuse.

Comme chaque jour, retour à la ferme pour 16h30 afin de reprendre les activités : les soins, les vérifications, et bien sûr, la deuxième traite des chèvres et des vaches.
Ce fut une journée bien remplie, rythmée par des apprentissages techniques, des gestes du quotidien, mais avant tout des échanges humains qui sont très précieux.
Vendredi 15/08
Ce matin direction la ferme pour 6h30. Aujourd'hui, je ne travaille que le matin, car ici, comme en France, on célèbre Ferragosto, une fête traditionnelle très importante en Italie.

Comme chaque jour, je commence avec Jacopo par la traite des chèvres et des vaches, avant d'enchaîner avec les tâches quotidiennes de la ferme. Une fois le travail du matin terminé, nous prenons la route vers la fromagerie.
Le fromage du jour : la Robiola, un délicieux fromage de chèvre typique du pays.

L'après-midi, je profite du calme pour me poser un peu et commencer à rédiger mon blog. Mais ce n'est pas tout : j'en profite aussi pour organiser notre escapade du week-end au lac de Côme.
Je me plonge dans les recherches : horaires de train, liaisons en ferry pour relier les différentes villes autour du lac... L'excitation monte !
Le soir venu, ambiance complètement différente. Aux gîtes, c'est la fête ! Tous ceux qui travaillent à la ferme, aux chambres d'hôtes, au restaurant sont là, ainsi que des amis de Marta et Elia.
Un grand barbecue a été préparé par Elia, Francesco (un ouvrier de la ferme),et un ami de Marta et Elia. Tout le monde met la main à la pâte, et surtout, tout le monde partage un moment convivial et chaleureux.

A l'apéritif, je découvre le fameux Aperol Spritz, une boisson incontournable ici en Italie. Puis la soirée continue en musique : Marta met l'ambiance, et on commence a danser.
J'en profite pour faire découvrir le Madison et le Kuduro, deux danses que tout le monde a adoré. L'échange culturel est là, simple et joyeux.
Avant de partir me coucher pour récupérer un peu d'énergie avant la journée de demain, Giulia une amie de Marta, me tend un petit porte-bonheur qu'elle a fabriqué elle-même. Un geste touchant, et un souvenir précieux de cette soirée exceptionnelle passée tous ensemble.
Samedi 16/08
Ce matin, nous nous sommes levés à 7h30, pour pouvoir à 8h30 direction la gare de Merate, où nous avons pris un train à 8h58 jusqu'à Lecco. De là, nous avons embarqué sur un ferry en direction de Bellagio, charmante petite ville au bord du lac. Nous avons profité de notre passage pour visiter les ruelles pittoresques et nous avons dégusté une bonne pizza sur place.

Initialement, nous voulions rejoindre Tremezzo, mais le ferry était complet. Nous avons donc pris la direction de Varenna. Durant la traversée, nous avons rencontré un groupe de Français avec qui nous avons discuté agréablement jusqu'à l'arrivée.

A Varenna, nous avons découvert une magnifique petite ville colorée, pleine de charme, avec ses nombreuses ruelles, escaliers et recoins cachés. Après la balade, une pause gourmande s'imposait : une délicieuse glace Vanille/Passion pour moi, suivie d'un rafraîchissement dans un bar local, où j'ai eu l'occasion de goûter l'eau pétillante italienne.

Nous avons ensuite pris un bus qui nous a ramenés directement à Lecco, puis un train jusqu'à Merate, notre point de départ.

Après cette belle escapade de 7 km entre balades, traversées et découvertes, nous avons retrouvé notre gîte pour une bonne nuit de repos, prêts à poursuivre nos aventures autour du lac.
Dimanche 17/08
Aujourd'hui, nous avons profité d'une petite grasse matinée avant de prednre la route vers 10h. Pas de train cette fois-ci : direction Côme en voiture !
A l'arrivée, première mission du jour : trouver un parking. Après quelques tours, nous avons finalement déniché une place proche du lac. De là, nous nous sommes dirigés vers le fameux funiculaire de Côme-Brunate. Il y avait un peu d'attente, mais rien de bien méchant.


Une fois à bord, nous avons pris de la hauteur direction Brunate. En haut, le village nous a offert une vue imprenable sur la ville et le lac de Côme. Un décor à couper le souffle, parfait pour démarrer la journée.

L'heure du déjeuner approchant, nous avons choisi un restaurant avec une vue sur le lac. Manger avec une telle vue, entre montagnes et l'eau, c'était juste magique.
Après ce bon repas, retour dans le funiculaire pour redescendre vers Côme et découvrir la ville. Nous nous sommes promenés dans le centre, fait quelques boutiques (un petit arrêt chez Levi's et une jolie boutique d'accessoires pour moi). Puis, passage obligé : la cathédrale. Majestueuse, impressionnante... même si, entre nous, celle de Clermont-Ferrand garde une place spéciale dans mon coeur.

Comme il faisait chaud, nous avons craqué pour une glace. Pour moi, ce fut un mélange vanille-mangue, une vraie gourmandise.
En fin de journée, nous avons retrouvé la voiture... et la petite surprise du prix du parking : 21 € pour seulement six heures ! Une belle addition, mais ça fait partie du voyage.
Nous avons ensuite repris la route vers le gîte, histoire de recharger les batteries avant la reprise du travail demain.
Une belle journée s'achève, marquée par des paysages incroyables et une petite première pour moi : mon tout premier trajet en funiculaire !
Semaine n°2
Lundi 18/08
Aujourd'hui, a commencé comme d'habitude avec les différentes tâches à la ferme et a la fromagerie.

Ce midi j'ai mangé chez Samuele, mais cette fois-ci après mangé je n'ai pas pris la direction du gîte.
En effet, l'après-midi a été un peu différente : mon téléphone ne fonctionnait plus, donc j'ai dû aller chez un réparateur. Heureusement, le papa de Samuele m'a accompagnée pour m'aider à comprendre les explications du technicien.
Bonne nouvelle : on m'a prêté un téléphone de remplacement pour deux jours (le temps de réparation du miens). Par contre petit souci... le téléphone que le magasin m'a prêter a la caméra cassée, cela veut dire que demain et mercredi il n'y aura pas de photos dans mon blog... désolée !
Après ça, je suis retournée à la ferme pour les tâches du soir. Et là, grosse surprise en arrivant vers 16h30 : un eptit veau croisé Blanc-Bleu venait tout juste de naître. J'ai donc pû à la suite de la traite lui donner un biberon de colostrum (ce qui est très important pour lui, car c'est avec ce colostrum qu'il va pouvoir s'imuniser).

Enfin, pour terminer la journée je suis rentrée au logement après une journée chargée en émotion en passant du stress, à la satisfaction de pouvoir encore une fois vivre la naissance d'un veau et partager ses premiers moment sur terre avec lui !!
Mardi 19/08
Ce matin, la journée a commencée par les tâches quotidiennes à la ferme. Ensuite, direction la fromagerie ! Comme chaque mardi, nous avons fabriqué un fromage italien appelé "Cacio".

Après cette matinée bien remplie, je suis retournée au gîte pour me reposer un peu avant de repartir travailler à 16h30 comme chaque jour.
En arrivant à la ferme, nous avons rentré les poulets dans leur box (en effet ils sont en liberté toute la journée), puis nous avons effectué les tâches quotidiennes du soir.
La journée s'est donc terminée tranquillement, avec malheureusement peu de photos à partager aujourd'hui.
Mercredi 20/08
Ma matinée a commencée par les tâches quotidiennes. Ensuite go la fromagerie. Aujourd'hui, j'ai pu préparer des yaourts et façonner des meules de fromages.
A midi, j'ai partagé un bon repas avec Samuele, ses parents et ses enfants. Avant de passer à table, j'ai donné un petit coup de main a Ismaele, son fils, pour réparer sa voiture en Lego. Il est vraiment passionné par ça, et son sourire quand la voiture a repris vie valait tout l'or du monde.
L'après-midi, je suis allée récupérer mon téléphone chez le réparateur. Quel soulagement de le retrouver comme neuf après deux jours de stress avec un appareil de prêt ! On ne se rend pas compte à quel point on y est attaché jusqu'à ce qu'il nous manque (surtout lorsque nous sommes à l'étranger !).
De retour à la ferme, Samuele m'a expliqué qu'il allait chercher les deux boucs pour les introduire auprès des chèvres. Leur rôle est important : détecter les chaleurs afin de programmer l'insémination artificielle au bon moment. Nous équipons donc un des deux boucs avec une jupe afin qu'il ne féconde pas une chèvre (voir photos), et nous le mettons ensuite dans l'enclos des chèvres pour la nuit.
Ensuite, place à une tâche plus physique : le curage d'une logette des chèvres. La litière étant très tassée, nous n'avons pas pu finir et avons décidé de reprendre le lendemain matin.
La journée s'est terminée dans une ambiance impressionnante : un énorme orage a éclaté et a duré toute la nuit. Les éclairs illuminaient le ciel, parfait pour clôturer une journée déjà bien remplie.
Jeudi 21/08
Aujourd'hui, je ne suis pas allée à la fromagerie. Après avoir réalisé les tâches quotidiennes, j'ai aidé Samuele à finir de curer le box des chèvres. Une fois ce travail terminé, nous avons nourri les chèvres et les vaches pour l'après-midi, puis nous avons changé la paille des logettes des vaches.

L'après-midi s'est déroulée comme d'habitude, à une exception près : nous avons échangé les deux boucs.
En effet, rester avec les chèvres toute la journée est très fatigant pour eux. Il est donc important de leur accorder des moments de repos en alternant leur présence.
J'ai ensuite aidé Samuele à remplacer un abreuvoir cassé pour les vaches. Il était grand temps de le changer, car nous allons en avoir besoin dans les prochains jours, la journée s'est ensuite terminée.
Vendredi 22/08
Comme chaque matin, j'ai commencé par les tâches quotidiennes avant de filer à la fromagerie. Là, j'ai travaillé sur la fabrication de meules de fromages.

A midi, j'ai encore une fois partagé le repas avec les parents et les enfants de Samuele. Aujourd'hui, la maman de Samuele avait préparé un délicieux ragoût de viande de vache accompagné de maïs écrasé (a la façon d'une semoule). C'était vraiment très bon !
Après le repas, je suis rentrée au gîte pour me reposer comme chaque jour avant de retournée travailler à 16h30.

De retour à la ferme, j'ai effectué les tâches quotidiennes du soir. Nous avons une nouvelle fois échangé les deux boucs, mais cette fois, nous avons ajouté un jeune bouc. Pourquoi ?
Parce que l'adulte attend que les chèvres viennent à lui, alors que le jeune, plus actif, va directement chercher les chèvres. Cela permet de mieux stimuler les chaleurs et donc l'ovulation, en vue de l'insémination.
C'est ensuite que la journée se termine.
Samedi 23/08
Aujourd'hui, nous avons pris la direction de Milan ! Départ en train vers 9h30, arrivée à 10h15. Une fois sur place, cap sur le métro pour rejoindre la fameuse piazza del Duomo. Première expérience en métro pour nous : un peu de stress au début, pas évident de comprendre où aller... mais heureusement, Google Maps nous a bien aidés.

Arrivés sur la place, le spectacle était incroyable : le Duomo de Milan se dressait devant nous, majestueux et impressionnant. La place était remplie de monde, mais l'ambiance rendait le moment encore plus magique.

Nous avons ensuite deambulé dans la célèbre Galleria Vittorio Emanuele II, avant de visiter le Museo del Novecento, un musée magnifique qui rassemble des oeuvres d'artistes italiens, anglais et même français.

Après une pause déjeuner, nous avons continué notre découverte de la ville. Nous avons pris des billets combinés pour visiter le Duomo, son musée, et surtout accéder aux terrasses qui offrent une vue incroyable sur Milan. Malheureusement, notre créneau pour monter sur les terrasses n'était qu'à 17h.

En attendant, direction les boutiques milanaises. Les magasins étaient immenses, raffinés et vraiment impressionnants. Puis, en début de soirée, nous avons visité le Duomo et son musée avant de grimper sur les terrasses. De là-haut, la vue sur Milan était tout simplement splendide.
Après ce moment unique, j'ai retrouvé Enzo et nous avons poursuivi notre promenade dans les rues commerçantes. Avant de repartir, petit passage obligé : l'achat de quelques souvenirs. Puis, métro direction la gare centrale pour reprendre le train.
Nous sommes finalement rentrés au logement vers 21h, après une journée bien remplie et près de 15km parcourus à pied. Une douche, un repas, et au lit pour récupérer... car demain, une nouvelle journée de découvertes nous attend avec la visite des autres monuments que nous n'avons pas encore eu le temps de voir !
Dimanche 24/08
Aujourd'hui, nous avons repris le train en direction de Milan. Départ à 8h30, pour profiter au maximum de cette dernière journée de visite avant le retour à la routine.
À notre arrivée, la météo nous a réservé une petite surprise : une pluie très abondante tombait sur la ville. À peine sortis du train, nous avons été accueillis par des vendeurs à la sauvette... mais contrairement à la veille, pas de lunettes de soleil ni de chapeaux à l'horizon. Cette fois, place aux parapluies et aux ponchos !
Nous avons pris le métro pour rejoindre le Castello Sforzesco, une étape incontournable de la ville. A l'intérieur, nous avons découvert ses différents musées, un véritable trésor d'histoire. Meubles anciens, tableaux, sculptures, instruments de musique... chaque salle racontait un fragment de vie de l'époque.
Une immersion fascinante dans le quotidien du château.

À notre sortie, la chance nous a souri : le soleil était de retour ! Nous en avons profité pour flâner dans le vaste parc situé derrière le château. Entre les arbres, les allées paisibles et un étang habité par des canards et des tortues, la balade fut un vrai moment de détente, loin du tumulte du centre. En traversant le parc, nous sommes arrivés jusqu'à un arc rappelant l'Arc de Triomphe... mais en version miniature.


Nous avons ensuite repris le chemin du Duomo pour admirer une dernière fois cette majestueuse cathédrale et faire un tour dans les magasins que nous n'avions pas eu le temps de visiter la veille. Une pause café chez Starbucks nous a permis de recharger nos batteries avant de poursuivre la promenade.

En fin d'après-midi, direction la gare. Notre train était prévu à 17h50 pour retourner à Mérate.
Après une journée bien remplie - plus de 12 km parcourus à pied ! le retour fut bienvenu pour se reposer et se préparer à la reprise du travail dès demain !
À notre arrivée au logement, Francesco nous avait préparé de délicieuses pâtes. La veille, il n’avait pas vraiment apprécié la cuisson des miennes et avait proposé de nous en préparer le lendemain.

Chose promise, chose due : nous avons donc eu la chance de déguster ses pâtes, qui étaient vraiment excellentes.
Ceci était une journée riche en découvertes et en contrastes, entre pluie et soleil, histoire et modernité. A demain pour de nouvelles aventures !
Semaine n°3
Lundi 25/08
Une nouvelle semaine démarre ici à la ferme, et comme chaque jour, la routine s’installe : les mêmes tâches quotidiennes à accomplir, les soins aux animaux, puis le bouclage des nouveaux veaux.

Voici la jupe qui sert a éviter la fécondation naturelle des chèvres, car ici en effet le bouc ne sert qu'a détecter les chaleurs pour réaliser au bon moment l'insémination artificielle.Une fois cela terminé, je prends la direction de la fromagerie – un passage obligé de mes journées. Mais aujourd’hui, un petit changement : je fais la connaissance de Giulia, la cousine de Samuele. La rencontre est brève, car le travail nous attend, mais je sens déjà que nos échanges vont être passionnants.

Présentation de la fabrication de la meule de frommage qui va nous servir demain a la réalisation du cacio, ces meules les autres jours sont mis pour laffinage afin de créer le fromage qui porte comme nom : "Sol Rendena", celui va être en affinage plus de 90 jours avant de pouvoir le mettre en vente.
Première étape : faire chauffer le lait (25°c), il rajoute a ce lait 100g de yaourt pour 5L de lait.
Deuxième étape : Eteindre le feu et rajouter 35ml de produit pour faire cailler le lait (caglio) toujours pour 5L de lait. Laisser reposer le lait durant 30min, a la suite de cela rallumer le feu jusqu'à ce que le lait atteigne 44°c, tout en mélangeant le lait afin que le lait ne crame pas au fond du chaudron.
Troisième étape : Mettre le fromage dans des moules et tasser celui-ci, afin de réaliser des meules.
Giulia n’est pas seulement de passage : c’est elle qui a imaginé et créé chacun des fromages produits ici. Autant dire que j’ai mille questions à lui poser ! Je lui demande de m’expliquer, étape par étape, la fabrication de chaque fromage. Mon objectif ? Pouvoir, dès demain, vous présenter l’un d’entre eux : "le cacio".
Comme chaque jour, je mets aussi la main à la pâte dans l’atelier de fabrication. Puis, à midi, je partage un repas convivial avec les parents et les enfants de Samuele. Ces moments de pause sont précieux, même si, ces derniers temps, je me sens un peu fatiguée. Peut-être est-ce lié au fait que nous n’avons pas mangé de viande depuis deux semaines ? Je décide de me reposer un peu l’après-midi pour voir si cela change quelque chose.
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Vers 16h30, retour à la ferme pour les tâches du soir. Aujourd’hui, Samuele a déplacé des génisses, ce qui signifie qu’il faut aussi nettoyer la bétaillère. Une fois les soins aux animaux terminés, je lui donne donc un coup de main pour le lavage avant de rentrer me reposer. Malgré ma sieste, la fatigue reste présente…
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Ainsi se termine une nouvelle journée, bien remplie. Le temps file à une vitesse incroyable ici !
__**Mardi 26/08**__
Aujourd’hui, c’était l’avant-dernier mardi passé à la ferme… et je dois avouer que cela m’a fait un petit pincement au cœur. La fin de cette aventure approche, et même si je suis heureuse de ce que j’ai pu vivre, je réalise à quel point cette expérience restera gravée dans ma mémoire.
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Comme chaque jour, la matinée a commencé par les tâches quotidiennes à la ferme. Puis, direction la fromagerie : le mardi, c’est le jour du cacio ! Un rituel désormais familier, mais qui me passionne toujours autant.
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La préparation commence par la découpe en petits morceaux des meules de fromage réalisées la veille. Ces morceaux sont ensuite plongés dans une eau chauffée à 60 °C : la chaleur permet au fromage de ramollir et de devenir malléable.
Vient ensuite l’étape la plus créative : façonner les boules de cacio. Une fois la forme donnée, elles sont plongées dans de l’eau froide pour se raffermir, puis dans un bain de saumure pendant cinq heures. Enfin, les fromages sont suspendus afin de sécher et de s’affiner, entre une semaine et quinze jours selon l’intensité de goût souhaitée.
%%Aujourd’hui, nous avons façonné près d’une quinzaine de cacio !%%
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Après la fromagerie, retour aux animaux pour la distribution de nourriture de l’après-midi. Puis, un moment de repos bien mérité dans mon logement, car la fatigue se fait sentir ces derniers jours.
En fin d’après-midi, à 16h30, nouvelle session de travail avec les tâches du soir. Et plutôt que de rentrer directement, je suis passée à la pharmacie pour acheter des vitamines – histoire de retrouver un peu d’énergie et de profiter pleinement de mes derniers jours de stage.
Enfin, retour au logement pour une soirée calme et reposante, afin d’être en forme pour la suite de cette belle aventure.
__**Mercredi 27/08**__
Comme chaque jour, la matinée débute par les différentes tâches quotidiennes, puis direction la fromagerie. Le mercredi est un moment particulier : c’est le jour où nous fabriquons des yaourts. Ils partent très vite au marché, car la demande est forte. Mais je vous en parlerai plus en détail la semaine prochaine… je garde un peu de suspens !
Aujourd’hui, je vais plutôt vous emmener dans la fabrication de deux fromages que j’aime beaucoup : le primo salé et la ricotta. Deux recettes liées, car la ricotta se prépare à partir du lactosérum doux obtenu lors de l’égouttage du primo salé.
**La fabrication du primo salé**
- Première étape : on chauffe le lait à la bonne température.
- Deuxième étape : on coupe le feu et on ajoute le caglio (la présure, qui permet au lait de cailler). Ensuite, on patiente environ 30 minutes.
- Puis vient le moment de briser délicatement le caillé avant de le déposer dans des moules, afin de lui donner forme.
Et voilà, le primo salé est prêt à s’égoutter !
La ricotta, un fromage tout en finesse
Une fois le primo salé réalisé, nous pouvons passer à la ricotta.
- Première étape : on chauffe le lactosérum à 85°C.
- Deuxième étape : on ajoute entre 30 et 40 ml de vinaigre de pomme. Cette fois-ci, pas besoin de présure. Après 10 à 15 minutes de repos, le fromage remonte à la surface. Il ne reste plus qu’à le récolter et le placer dans des moules.
- Mais alors, à quoi sert le vinaigre de pomme ?
C’est son acidité qui agit : elle permet de faire remonter les protéines restantes du lactosérum. On peut aussi remplacer le vinaigre par du jus de citron, mais cela donnera une autre saveur au fromage.
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Après la fromagerie, petit détour par la ferme pour nourrir les vaches.
Puis, à 16h30, reprise des tâches du soir. J’ai également aidé Samuele à bâcher du foin : une étape essentielle car la météo annonçait de fortes pluies, et le foin stocké en meules doit absolument rester au sec.
La journée s’est terminée sous la pluie, et même sous une alerte rouge pour orages. Demain, je vous raconterai combien de millimètres sont tombés en une seule nuit !
__**Jeudi 28/08**__
Aujourd’hui a commencé comme une journée tout à fait ordinaire… ou presque.
À l’heure du déjeuner, je suis repartie seule à la ferme pour m’occuper du pansage des animaux. C’est une routine quotidienne, mais elle garde toujours son charme : le contact avec les bêtes, l’odeur familière de l’étable, et cette atmosphère paisible qui me ramène toujours à l’essentiel.
Après cette parenthèse champêtre, je suis allée déjeuner chez Samuele. Sa maman nous avait préparé un risotto à la milanaise absolument délicieux — crémeux à souhait, parfumé au safran, un vrai régal. Comme si cela ne suffisait pas, j’ai ensuite eu la chance de goûter leurs ribs de porc faits maison… fondants, savoureux, juste irrésistibles !
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Le retour au logement s’est fait, encore une fois, sous une pluie battante. Depuis hier soir, le ciel ne nous a pas laissé un seul répit. Et d’après Samuele, la nuit promet encore de fortes pluies et même de gros orages. Une vraie ambiance d’automne!
Voici les étapes de fabrication du fromage "Robiola" que j’ai pu observer :
Première étape : Ajouter le ferment dans du lait frais, généralement celui de la traite du soir, et laisser reposer jusqu’au lendemain.
Deuxième étape : Verser le lait dans des tubes de 2 litres, puis ajouter le caglio (présure).
Troisième étape :Attendre encore une journée avant de démouler et transférer la préparation dans un moule.
Quatrième étape : Saler chaque face du fromage, une fois par jour, pendant deux jours. Et voilà, le Robiola est prêt à être dégusté !

À 16h30, retour à la ferme pour les tâches quotidiennes. Aujourd’hui, j’ai eu la chance de partager la traite avec la fille de Samuele. Ce fut un très beau moment d’échange et de complicité : elle était ravie de participer, et j’ai vraiment pris plaisir à travailler à ses côtés.
La journée s’est ensuite achevée, une fois de plus, sous un ciel orageux accompagné d’une pluie battante… Une fin digne de ces journées bien remplies à la ferme !
Vendredi 29/08
Aujourd’hui, la journée a commencé comme à l’accoutumée… mais avec une petite différence : au lieu de me rendre à la fromagerie, je suis resté à la ferme pour aider Samuele.
Ce matin, nous avons profité d’une brève éclaircie pour réparer la clôture des poules ainsi que celle des porcs. Mais très vite, la météo s’est gâtée : pluie incessante toute la journée, et à 15h30 un orage d’une rare violence s’est abattu sur la vallée. Et cette fois-ci, ce n’était pas seulement de la pluie… mais aussi de la grêle ! Un vrai moment de panique. Les routes et la cour se sont rapidement retrouvées inondées : autant dire que nous étions littéralement dans l’eau. Ici, en montagne et au creux de la vallée, les orages se déchaînent avec une intensité impressionnante.

L’après-midi, nous avons poursuivi avec les tâches quotidiennes avant de charger trois truies dans la bétaillère. Elles partiront lundi à l’abattoir, ce qui nous permettra de préparer de la charcuterie dès mercredi prochain.

La soirée a été consacrée aux soins des animaux, et notamment à la surveillance d’une génisse qui doit mettre bas dans quelques jours. Chaque soir, nous prenons sa température. Samuele m’a expliqué que celle-ci chute d’environ un degré douze heures avant le vêlage : un signe précieux pour anticiper l’arrivée du petit veau.

Aujourd’hui, je vais vous expliquer la fabrication du fromage frais de chèvre et de vache.
Tout d’abord, on utilise le lait de la traite du soir, auquel on ajoute du ferment et de la présure pour le faire cailler.
On laisse ensuite reposer le lait jusqu’au lendemain matin.
Le matin venu, on verse le caillé dans des moules et on le laisse s’égoutter jusqu’à ce qu’il prenne la forme d’un petit crottin.
Enfin, les crottins sont directement placés dans des barquettes, car ceux-ci ne sont pas salés.
La semaine de travail s’achève ainsi, rythmée par la pluie, les animaux et le fromage. De retour au logement, je profite d’un moment de repos bien mérité… car demain matin, une nouvelle aventure m’attend : direction Gênes en train !Samedi 30/08
Aujourd’hui, ma journée a commencé très tôt : 7h30, départ en train direction Gênes. Le trajet n’a pas été de tout repos : deux correspondances étaient prévues, et l’une d’elles m’a donné quelques sueurs froides. Mon premier train avait du retard, et le suivant partait à 9h26. Autant dire que j’ai couru à travers la gare en arrivant à 9h25, mais heureusement j’ai réussi à l’attraper de justesse. Après 3h15 de voyage, j’ai enfin posé le pied à Gênes, prête à vivre une belle journée.

À peine arrivée, je me suis dirigée vers le métro pour rejoindre l’aquarium de Gênes, le plus grand d’Europe. Et quelle visite ! Dès les premières salles, j’ai été émerveillée. Mais le moment le plus magique a sans doute été le nourrissage des dauphins. Assister à ce spectacle a été une véritable parenthèse enchantée. J’ai pris plein de photos pour vous partager un peu de cette expérience, car les mots ne suffisent pas à décrire l’émotion.

Après cette immersion marine, j’ai arpenté les ruelles du vieux Gênes. L’ambiance était incroyable, entre petites places pleines de charme et architecture typique. J’ai aussi visité la majestueuse cathédrale de San Lorenzo et admiré la célèbre Piazza de Ferrari avec sa magnifique fontaine.
En fin d’après-midi, j’ai poursuivi ma balade du côté du nouveau Gênes. Quelques vitrines m’ont tentée, mais je suis restée sage et n’ai pas craqué cette fois-ci. Ensuite, je suis retournée flâner dans les rues, profitant simplement de l’atmosphère de la ville avant de reprendre le chemin de la gare.

Vers 19h30, je suis retournée à la gare pour ne pas manquer mon train de 20h30. Par manque de temps, j’ai opté pour un repas rapide au McDo plutôt qu’un dîner italien. Un petit regret, mais la peur de rater le train a pris le dessus.
Le retour s’est bien passé, toujours avec deux correspondances mais sans stress cette fois. Fatiguée, je me suis assoupie dans chaque train – et par chance, je ne me suis jamais trompée d’arrêt !

Cette escapade à Gênes restera gravée dans ma mémoire : entre la beauté de l’aquarium, le charme du vieux centre et l’ambiance animée de la ville, j’ai vécu une journée intense mais magnifique. Il est maintenant temps de me reposer, car demain m’attend une nouvelle aventure !
Dimanche 31/08
Ce matin, le réveil a sonné un peu plus tard que d’habitude. Après une journée bien chargée la veille, j’avais besoin de souffler un peu et de récupérer. À 9h30, je me suis finalement levé, prêt à profiter de ce dimanche.
Contrairement à d’habitude, je n’ai pas pris le train ni vraiment quitté les environs du logement. Ma première mission de la journée : un petit détour à une vingtaine de minutes de Merate pour échanger les chaussures que j’avais achetées à Milan. Elles n’étaient malheureusement pas à ma taille, mais problème vite réglé !

De retour, j’ai savouré un plat de pâtes au pesto (délicieux !), avant de m’accorder une courte sieste réparatrice de trente minutes. L’après-midi m’attendait avec une belle surprise : direction Merate pour la fête des pompiers.

Et quelle expérience ! Même sans visiter une ville, cette journée a été l’une des plus belles depuis mon arrivée. J’ai eu la chance de passer l’après-midi à la caserne, accueilli chaleureusement par les pompiers. L’un d’eux m’a même offert une visite guidée des lieux. Leur générosité m’a touché : ils m’ont offert un t-shirt et un bracelet aux couleurs de leur caserne, de quoi garder un beau souvenir.

Le soir, j’ai partagé un repas avec eux. Une bonne grillade, que je n’avais pas dégustée depuis longtemps, et qui m’a vraiment fait plaisir. Après le dîner, j’ai prolongé ce moment convivial autour d’une bière avec le pompier qui m’avait guidé. Nous avons échangé sur nos expériences, nos techniques et nos façons de travailler. C’était un véritable échange culturel, riche et passionnant.

Je suis finalement rentré au logement, le cœur léger et le sourire aux lèvres. Demain, le travail reprend, mais une chose est sûre : j’ai déjà hâte de retourner à la caserne dimanche prochain.
Semaine n°4
Lundi 01/09
Aujourd’hui a été une journée tout à fait ordinaire ici à la ferme. Comme chaque lundi, nous avons réalisé les tâches habituelles : les soins aux animaux, et bien sûr, la fromagerie. Là-bas, la routine se poursuit, avec la fabrication des mêmes fromages qui rythment nos semaines.
À une exception près, ce matin Samuele avais préparé un gâteau car la veille c’était son anniversaire.
Il nous avait donc préparer un gâteau qui s’appelle « crostata », qui est un gâteau typique de la Lombardie (région d’ici).

Mais il y a eu une petite exception qui a rendu cette journée spéciale : j’ai eu le plaisir de rencontrer Martina, la sœur de Samuele. Le midi, nous avons partagé un repas chaleureux avec les parents de Samuele, ses enfants et sa sœur. Comme toujours, ce fut un moment de convivialité, d’échanges simples mais sincères, qui donnent tout son charme à la vie ici.

Aujourd’hui je vais vous expliquer la fabrication d’un fromage que nous préparons régulièrement : la caciotta di capra. Voici les grandes étapes de sa réalisation :
- 1. Chauffer le lait : on commence par porter le lait de chèvre à 25°C.
- 2. Ajouter le yaourt : pour 5 litres de lait, on incorpore 100 g de yaourt.
- 3. Faire cailler : on ajoute ensuite 35 mL de présure (caglio) pour 5 litres de lait.
- 4. Patienter : on laisse reposer environ 30 minutes, le temps que le lait caille.
- 5. Mouler : une fois caillé, le fromage est placé directement dans les moules. (À noter : contrairement au lait de vache, le lait de chèvre ne nécessite pas d’être réchauffé à nouveau.)`
Mardi 02/09
Aujourd’hui avait une saveur un peu particulière : c’était mon dernier mardi à la ferme et à la fromagerie.
La journée a commencé comme d’habitude à la ferme, avec les tâches quotidiennes du matin. Une routine désormais familière, presque rassurante. Puis je me suis rendu à la fromagerie, où j’ai eu le plaisir de réaliser mes derniers caccio. Un moment un peu symbolique, comme une étape qui se termine.

De retour à la ferme pour le pansage du midi, une mission un peu spéciale nous attendait : déplacer certains veaux de leurs cases. En effet, une génisse devrait bientôt mettre bas et il fallait préparer l’espace pour le nouveau-né. Aménager une case rien que pour lui, afin qu’il puisse commencer sa vie dans de bonnes conditions, m’a rappelé à quel point chaque détail compte dans le quotidien d’un élevage.
L’après-midi, je me suis offert un moment de repos avant de repartir à la ferme à 16h30. Là encore, j’ai réalisé les tâches habituelles, mais la journée a été ponctuée d’un autre événement particulier. Avec Samuele, nous avons isolé une chèvre en chaleur dans un box. Elle sera inséminée le lendemain : un geste qui, derrière sa technicité, porte toute la promesse de la vie qui continue.

Enfin, je suis retourné au logement pour me reposer. Une pause bien méritée avant une journée qui s’annonce encore plus intense… mais ça, je vous en parlerai demain.
Aujourd'hui, je vais vous présenter la fabrication des yaourts :
- Première étape : Faire chauffer le lait à 85°C. Cette étape permet de préparer le lait à recevoir les ferments et d’éliminer les bactéries indésirables.
- Deuxième étape : Une fois à température, on place le chaudron de lait chaud dans un récipient rempli d’eau froide. Cela permet de faire redescendre rapidement la température jusqu’à 30°C.
- Toisième étape : L’étape magique ! On verse le lait dans des pots, puis on les plonge dans une eau maintenue à 40°C pendant environ 5 heures. C’est durant ce temps que la transformation s’opère : le lait se métamorphose en yaourt grâce aux ferments.
Pour faire cailler le lait, on utilise un produit spécifique. Celui des yaourts n’est pas identique à celui utilisé pour le fromage, même si l’effet recherché – la coagulation – reste le même.Mercredi 03/09
Aujourd’hui n’a pas été une journée ordinaire. Mon réveil à aujourd’hui comme chaque jour sonné de bonne heure car j’ai débuté le travail à 6h30 et je ne l’ai terminé qu’à 20h45. Autant dire une longue journée, rythmée par seulement 1h30 de pause le midi et un après-midi en continu, sans relâche.
Vous vous demandez sûrement : mais pourquoi un tel rythme ? Laissez-moi vous raconter.
Comme chaque matin, les tâches quotidiennes ouvrent la journée : soins aux animaux, organisation de la ferme et gestion des imprévus. Ensuite, cap sur la fromagerie pour avancer sur la production.
La pause de midi s’est faite chez Samuele. Aujourd’hui même le salarié est resté déjeuner avec nous, car l’après-midi s’annonçait dense : direction l’abattoir pour transformer la viande et préparer les produits qui seront vendus dès le lendemain.

Nous arrivons à l’abattoir vers 14h. Pas de temps à perdre : l’emploi du temps est serré, car il faut aussi retourner ensuite à l’étable.
Heureusement, l’équipe de l’abattoir avait déjà préparé et découpé le cochon. De notre côté, nous avons attaqué la partie transformation :

• Préparation des saucisses : découpe des pièces, assaisonnement (sel et poivre), passage au hachoir pour obtenir la chair à saucisse.
• Mélange : la chair est ensuite homogénéisée dans une grande mélangeuse.
• Mise en boyaux : vient enfin l’étape où la chair devient saucisson.
Nous avons aussi découpé d’autres pièces : la Copa, les côtes de porc, et préparé les commandes des clients.

Après l’abattoir, retour à la ferme pour les tâches quotidiennes. Mais ce soir-là, une mission spéciale nous attendait : l’insémination de deux chèvres dont les chaleurs avaient été détectées la veille.
Pourquoi attendre 24 heures après le début des chaleurs ? Parce que l’ovulation ne commence pas immédiatement. L’attente augmente donc les chances de réussite de l’insémination.
Pour moi, c’était une grande première : assister à une insémination caprine. Un moment enrichissant et formateur, qui m’a beaucoup appris.

Après toutes ces heures de travail, je suis finalement rentré à mon logement. Une douche, un bon repas et surtout un sommeil réparateur s’imposaient, car le lendemain, tout recommence… dès 6h30
Jeudi 04/09
Aujourd’hui a encore été une belle journée à la ferme. Comme chaque matin, j’ai commencé par les tâches quotidiennes qui rythment la vie agricole. Contrairement aux autres jours, je ne suis pas passé par la fromagerie, sauf pour récupérer quelques fromages destinés à une livraison dans un restaurant avec Jacopo.
Une fois la mission accomplie, nous avons pris la route direction les prairies. Le trajet en lui-même valait déjà le détour : des petites routes sinueuses, réservées aux habitants de la région, qui offraient un charme particulier. Arrivés sur place, nous avons installé une clôture afin de changer les génisses de pré. Depuis le sommet de la colline, le paysage s’étendait à perte de vue… un vrai régal pour les yeux.


De retour à la ferme, il fallait enchaîner avec les tâches du midi avant une courte pause au logement. Mais l’après-midi n’a pas été de tout repos : avec Enzo, nous avions prévu une petite balade digestive dans le parc derrière l’hébergement… sauf que l’aventure a vite pris des allures de Koh-Lanta ! Traversées de rivières, passages glissants, terrains un peu sauvages : de quoi transformer une simple promenade en expédition. Malgré les obstacles, c’était un vrai plaisir de se retrouver en pleine nature.


Le temps a filé, et il était déjà 16h30, l’heure de retourner à la ferme pour assurer les tâches quotidiennes du soir.
Pour clôturer cette journée bien remplie, j’ai pris la direction de la caserne afin de partager une soirée en leur compagnie. L’ambiance y était chaleureuse et conviviale, parfaite pour se détendre.
Au menu : un repas typique des montagnes lombardes. J’ai eu la chance de goûter aux fameux pizzoccheri. C’était tout simplement délicieux ! Je dois avouer que je n’ai pas vraiment identifié tous les ingrédients, mais peu importe : le goût était au rendez-vous, et c’est bien ça l’essentiel.

Après ce moment gourmand et convivial, je suis rentré tranquillement au logement. Demain, une nouvelle journée de travail m’attend, il fallait donc que je prenne un peu de repos.
Demain marquera déjà mon dernier vendredi à la ferme… l’aventure touche bientôt à sa fin, mais chaque journée apporte son lot de découvertes et de beaux souvenirs.
Vendredi 05/09
Aujourd’hui a été une journée particulière, un peu difficile à vivre. C’était mon dernier vendredi ici, et aussi la dernière fois que je voyais Laura. Ce premier au revoir n’a pas été simple, et je sens déjà que les prochains seront encore plus compliqués.
Sur le plan du travail, la journée a commencé de manière tout à fait normale. Mais un moment est venu bouleverser mon quotidien : Sofia m’a offert des oiseaux en papier à suspendre, qu’elle a fabriqués avec l’aide de sa grand-mère. Ce geste m’a profondément touché. Il symbolise à la fois l’affection que j’ai reçue ici et la réalité qui s’approche : le départ. En seulement quatre semaines, j’ai créé des liens forts, non seulement avec la famille de Samuele, mais aussi avec les ouvriers.
Bien sûr, j’ai hâte de retrouver ma famille en France. Mais l’idée de quitter cette famille italienne si accueillante et généreuse me serre le cœur. Je sais déjà que les au revoir seront remplis d’émotion. Ce stage restera, quoi qu’il arrive, une expérience incroyable et inoubliable.

La journée s’est déroulée sans imprévus… jusqu’au soir. Un petit veau a eu des soucis, et j’ai dû rester plus tard que d’habitude pour aider Jacopo et Samuele à s’en occuper. Demain matin, j’enverrai un message à Samuele pour prendre des nouvelles, et aussi pour savoir comment va Lima, une génisse qui semblait prête à mettre bas ce soir.
Pour finir la journée sur une note plus légère, j’ai eu l’occasion de goûter un yaourt… fait par moi-même. Et devinez quoi ? Il était délicieux ! Normal, c’est moi qui l’ai préparé
Samedi 06/09
Ce matin, j’ai pris la direction de Bergame. Départ en train vers 8h30, avec deux correspondances dont la dernière… en bus ! Rien que ça, c’était déjà une petite aventure. Ma mission du jour : réussir à prendre les bons bus, aussi bien à l’aller qu’au retour.
À mon arrivée, j’ai filé directement vers la Città Alta, la ville haute de Bergame. Pour gagner du temps et profiter au maximum de la visite, j’ai choisi le bus. Une fois là-haut, le spectacle était magique : une vue imprenable sur la ville basse et, au loin, les montagnes.

Je me suis ensuite enfoncé dans les ruelles médiévales de cette cité. Entre les maisons hautes, les remparts et l’ambiance hors du temps, j’ai eu l’impression de voyager dans une autre époque. J’ai visité la cathédrale, flâné dans quelques boutiques, puis fait une pause bien méritée pour manger et boire un verre.

Pour redescendre, j’ai opté pour le funiculaire, qui offrait lui aussi une superbe vue. Direction ensuite la Fiera di Bergamo, une foire agricole réputée. Mais avant d’y arriver, petite galère : je me suis trompé de bus. La signalisation était loin d’être claire et je me suis retrouvé complètement à côté de la plaque. Obligé de revenir à pied au point de départ… Heureusement, sur le chemin, je suis tombé sur une brocante. Impossible de résister à un arrêt, même si cette fois je n’ai rien déniché.
Finalement, j’ai trouvé le bon bus et pu rejoindre la foire. J’ai parcouru toutes les allées et, à l’extérieur, je suis tombé sur un concours de ranch sorting (tri du bétail). C’était la première fois que je voyais ça : impressionnant, précis et vraiment beau à observer. J’y suis resté une bonne heure, captivée.

Un autre moment fort de la journée : la récupération d’une commande spéciale. J’avais en effet commandé une cloche en souvenir. Un objet simple, mais chargé de sens : chaque fois que je la verrai, elle me rappellera mon stage en Italie.
Après la foire, j’ai fait un détour par un immense centre commercial de plus de 200 boutiques. Je n’ai pas fait de shopping — il y avait beaucoup trop de monde — mais j’ai pris plaisir à découvrir les lieux. Puis, il a fallu repartir… et ce n’était pas une mince affaire. Le centre était tellement grand que j’ai mis près de 30 minutes à retrouver l’arrêt de bus.

De retour à la gare, nouvelle mission : trouver le bus qui devait me ramener vers mon premier train. Aucun affichage, une vraie épreuve. Mais après quelques hésitations, j’ai fini par monter dans le bon. Enfin, le train direction Merate, puis la voiture, puis le logement.
Une longue journée, pleine de découvertes, de belles surprises et aussi d’imprévus. Fatigante, certes, mais tellement enrichissante !
Dimanche 07/09
Aujourd’hui marquait le dernier jour de visites, mais j’ai choisi de rester aux alentours du logement. La matinée a été plutôt calme : une petite balade entre quelques magasins, rien de bien marquant, mais suffisante pour occuper le temps. L’après-midi, en revanche, s’annonçait beaucoup plus prometteuse !

De retour au logement, j’ai finalisé mes valises et fait un peu de rangement en prévision du départ prévu mardi. Vers 15h30, j’ai repris la route pour Merate afin de retrouver, une fois encore, les pompiers de la ville et partager avec eux ces derniers instants de convivialité à leur fête.
J’ai eu la chance d’assister à une nouvelle manœuvre. Impressionnante, réaliste et intense : un véritable spectacle qui m’a encore une fois émerveillée. J’ai aussi retrouvé Chiara, une pompier avec qui le courant est immédiatement passé le week-end précédent. Un vrai plaisir de prolonger cette complicité.

Le soir, je suis restée dîner avec eux. Au menu : des gnocchis à la noix, préparés à la perfection. Un vrai régal ! Ensuite, retour au logement pour un repos bien mérité, histoire d’être en forme pour le dernier jour de travail… et surtout pour le moment tant redouté des au revoir.
Lundi 08/09
Aujourd’hui a été l’un des jours les plus difficiles de mon séjour : celui des au revoir.
La matinée s’est déroulée comme d’habitude, avec les tâches quotidiennes à la ferme. Puis, je suis partie à la fromagerie pour confectionner mes derniers fromages. Un moment un peu particulier, immortalisé par une photo de groupe avec toute l’équipe, les montagnes en arrière-plan.

À midi, j’ai partagé mon dernier repas avec les enfants, la sœur et les parents de Samuele. Pour l’occasion, sa maman avait préparé un plat typique des montagnes de Lombardie : les « pizzoccheri », des pâtes au blé noir, délicieuses et réconfortantes.

J’avais aussi prévu une petite surprise pour les enfants, à qui je m’étais beaucoup attachée pendant ces quatre semaines. Sophia a reçu un parfum, tandis qu’Ismaele, passionné de Lego, a eu droit à un hélicoptère de pompier. Sa joie faisait plaisir à voir : il ne l’a pas quitté de la journée ! Après le repas, j’ai pris le temps de l’aider avec ses devoirs, car il reprenait l’école dès le vendredi suivant.

Vers 15h30, retour au logement pour charger la voiture et avancer les préparatifs du départ du lendemain. Entre le pique-nique à récupérer, le plein d’essence à faire et la route de neuf heures qui m’attendait, il fallait tout organiser.
À 16h30, j’ai rejoint une dernière fois la ferme pour la traite et les ultimes soins aux animaux. Encore une fois, photo souvenir obligatoire avec l’équipe et la fille de Samuele, afin de garder une trace de ce stage si riche en découvertes. Puis, l’inévitable est arrivé : le moment des au revoir. Difficile de quitter une famille à laquelle on s’attache autant en seulement quatre semaines…

Malgré la tristesse, j’avais aussi hâte de retrouver ma propre famille et mes amis. Après un dernier passage au supermarché pour les préparatifs, je suis rentrée au logement pour une bonne nuit de sommeil, prête à affronter la longue route du retour.
Mardi 09/09
Aujourd’hui, le réveil a sonné très tôt : départ à 5h30 pour le grand retour en France. Évidemment, un voyage n’est jamais sans petites péripéties, et cette journée n’a pas fait exception !
Première étape marquante : Milan. S’insérer sur le périphérique n’a pas été de tout repos. Entre les poids lourds omniprésents et les quatre voies à gérer, l’adrénaline était au rendez-vous.

Un peu plus loin, à Turin, une nouvelle épreuve nous attendait : les bouchons ! Longs, fatigants et stressants, d’autant plus que la conduite italienne est… disons, assez particulière. Comme je l’avais déjà mentionné au début de ce blog, les Italiens ne sont pas les rois de l’attention au volant.
Après Turin, direction le tunnel de Fréjus. Côté italien, nous roulions sous un beau soleil, mais après 12 km sous terre, la surprise fut grande en France : pluie battante et essuie-glaces obligatoires !

Avant de poursuivre, j’ai fait une halte chez moi pour manger et surtout retrouver ma maison, mon chien et mon chat. Un vrai petit bonheur après plusieurs semaines loin de mes repères.
Vers 14h, nous avons repris la route en direction d’Aigurande, pour arriver finalement à 16h20. Le reste du trajet s’est déroulé plutôt calmement, malgré les quelques mésaventures italiennes du matin.
Bilan du stage :
Et voilà, cette aventure touche à sa fin. Ce séjour à l’étranger a été une très belle expérience, à la fois enrichissante et formatrice.
Les premiers jours ont été un peu compliqués à cause de la barrière de la langue, mais petit à petit, la communication s’est améliorée. J’ai beaucoup appris, non seulement sur le plan professionnel, mais aussi en anglais et dans la découverte d’une nouvelle culture.
Il y a eu des moments plus difficiles aussi, comme m’habituer à manger moins de viande, à manger des pâtes tous les jours, ou encore à devoir payer les couverts au restaurant – une vraie curiosité italienne pour moi !
Malgré tout, je repars avec des souvenirs précieux, une ouverture culturelle plus large et une grande satisfaction d’avoir relevé ce défi.
Commentaires
M. Soulès