Bonjour à vous qui lisez mon blog !
Sur cette page, vous retrouverez mon voyage en Norvège pour un stage ERASMUS de 9 semaines dans une entreprise de chiens de traîneaux !
Semaine 1 :
Mon arrivée ici aura été très longue car j'ai dû prendre 3 avions en tout, ce qui m'a pris une journée entière pour arriver sur mon lieu de stage. J'ai pris un avion de Toulouse à Amsterdam, d'Amsterdam à Trondheim et de Trondheim à Tromso.

Ma première semaine aura été très mouvementée car j'avais de gros problèmes au niveau de ma connexion internet que j'ai retrouvée en milieu de semaine, ainsi que ma valise qui s'est perdue à Amsterdam que j’ai pu retrouver qu'en fin de semaine en allant directement la chercher à l’aéroport de Tromso qui se trouve à 1 h 30 de mon lieu de stage.
Quand je suis arrivé, mon maître de stage m'a présenté la cabine dans laquelle j'allais vivre avec ma collègue qui est également française. La cabine mesure environ 8 m² avec une petite mezzanine. On m'a ensuite expliqué qu'une chienne a pu mettre bas dans la semaine précédente et qu'il allait falloir s'occuper des 10 chiots pendant un certain temps.

J’ai pu découvrir le métier de musher au sein d’une équipe qui parle essentiellement anglais car personne ne vient du même pays.
J’ai également pu voir comment attacher les chiens au traîneau à roulettes car pour le moment il n’y a pas de neige, les chaussons qu’il faut mettre à chaque chien pour éviter d’abîmer les pattes, l’entraînement des chiens, les étirements après l’entraînement, les soins s’il y en a, l’alimentation de tous les chiens et chiots et l’entretien du chenil.

En conclusion pour cette semaine, cela aura été très mouvementé mais en même temps très intéressant, avec une très bonne entente avec mes collègues et les chiens. J’ai hâte de voir comment les choses vont évoluer et d’en découvrir plus sur ce métier.
Semaine 2 :
En début de semaine, nous avons préparé, avec ma collègue, un enclos à l’extérieur car les chiots ont tous ouvert les yeux et commencent à marcher suffisamment bien pour se déplacer partout dans notre logement. Il a donc fallu les déplacer toujours avec leur mère dans un lieu où ils pourront explorer librement et en toute sécurité. Cela les prépare aussi au grand froid qui va bientôt arriver.
Un peu plus tard j’ai dû trier des morceaux de cheval congelés en séparant les morceaux avec et sans gras pour pouvoir en faire des friandises pour les chiens plus tard. Le soir même, je me suis fait inviter à un repas entre collègues pour déguster de la viande d’élan. J’ai pu profiter de cette soirée pour bien apprendre à connaître mes collègues et en même temps améliorer mon anglais car personne ne vient du même pays, la communication passe donc principalement par l’anglais.

Vers la fin de la semaine, j’ai pu voir l’arrivée d’un nouveau chien de 6 mois au chenil et observer son adaptation avec les autres chiens. La soirée aura été très difficile car les chiens n’étaient pas encore habitués au nouveau chien, ce qui les a fait aboyer toute la nuit. Il a été très difficile ce soir-là de s’endormir, car notre logement est attaché au reste du chenil.

Le reste de ma semaine aura été très répétitive car j’effectuais les mêmes tâches tous les jours comme nourrir les chiens avec un mélange de viande et de croquettes, ramasser les crottes 3 fois par jour, appliquer de la crème aux chiens qui ont des frottements au niveau du harnais, Préparer les chiens à l’entraînement en leur enfilant les harnais et les chaussons puis les attacher au mini carte, suivi par le nettoyage des harnais, des chaussons mais aussi des structures de l’entreprise.

Pendant mon week-end, j’ai pu faire une randonnée de 3 heures sur un petit chemin en forêt pour découvrir une vue magnifique sur un lac et des montagnes enneigées, et un peu avant une cascade. Comme les températures sont froides, j’ai pu voir qu’une partie du lac a gelé.

En conclusion, ma semaine aura été répétitive mais j’ai pu découvrir également de nouvelles pratiques du métier de musher, de nouvelles saveurs comme la viande d’élan et de nouveaux paysages à couper le souffle ! A la semaine prochaine pour la suite de mes aventures en Norvège!
Semaine 3 :
Pour ce début de semaine, nous avons commencé avec une réunion d’équipe qui nous a pris toute l’après-midi. Tout s’est fait en anglais pour la compréhension de tout le personnel et j’ai pu étonnamment tout comprendre de ce qu’il s’est dit connaissant mon petit niveau de langue.
Pendant la réunion, nous avons parlé de nos différentes méthodes de communication au sein de l'équipe et nous avons aussi abordé un sujet concernant les grands froids qui arrivent et l'eau des chiens. Nous avons décidé chaque soir de vider l'eau des chiens pour éviter que l'eau ne gèle et de devoir briser la glace qui est trop solide tous les matins. À la place, tous les matins, quand nous arrivons, nous remplissons leur gamelle d'eau.

Pour le reste de ma semaine, j'ai passé quasiment tout mon temps à peindre 5 traîneaux pour cet hiver et à peindre de nouvelles niches pour les chiens qui seront en extérieur. Pour cela j'ai pu utiliser une peinture spécifique pour l'extérieur, résistante aux intempéries et qui isole également du vent.

J'ai pu également déplacer plusieurs tas de branches mortes pour libérer le passage dédié au parcours en traîneau pour les clients qui arriveront cet hiver.

Comme à mon habitude, j'ai pu effectuer les tâches quotidiennes comme le nourrissage des chiens que l'on a pu m'expliquer en détail pour que je sois ensuite capable de les nourrir moi-même sans faire d'erreur entre les différents chiens et de même avec l'application de la crème que j'ai pu également voir en détail. J'ai pu également voir avec mon maître de stage pour mettre correctement les chaussons aux chiens sans que ce soit trop serré ou que le chausson parte en plein entraînement.

Pendant mon week-end, ma collègue allemande, avec qui je ne parle qu'en anglais, a pu m'emmener dans un vide-grenier norvégien. Dans lequel j'ai pu voir les différentes expositions qui ne contenaient généralement que des pulls épées qui tiennent très chaud. Il y avait également une vente de gâteaux traditionnels de là-bas lors des vides-greniers que j'ai pu goûter, et j'ai pu aussi goûter une boisson traditionnelle de Noël norvégienne, les 2 étant extrêmement bons.

Samedi soir, j'ai pu aider ma collègue qui devait vider une mamelle de la chienne qui a mis bas il y a quelques semaines car elle a développé une mammite très douloureuse pour elle. Il y avait un mélange de lait, de sang et de pus. Nous ne pouvons pas en encore aller chez le vétérinaire car il est fermé le week-end, mais elle sera emmenée lundi pour un examen complet.
En conclusion, cette semaine aura été très remplie au niveau des travaux pratiques et de la peinture des traîneaux et des niches qui m'ont pris quasiment 3 jours à tout peindre, comment gérer une mammite mais également la découverte de quelques spécialités culinaires.
Semaine 4 :
Ce début de semaine aura été très intense car nous commençons avec une visite chez le vétérinaire pour 2 chiens. Les vétérinaires ont commencé à ausculter Maui, un chien qui fait les grandes courses de 1200 km, qui aurait une inflammation qui s’est transformée en infection au niveau de l’appareil digestif. Puis c’était autour de Beretta de passer, la chienne qui a mis bas récemment des chiots dont j’ai parlé pour les semaines précédentes. Suite à la mammite qu’elle a développée, la vétérinaire a découvert que c’est dû à une blessure à la mamelle causée par les chiots. Les deux chiens sont maintenant sous traitement matin et soir, et sous surveillance.
Un peu plus tard dans la semaine, c’est au tour d’un des chiots de Beretta d’aller chez le vétérinaire car il refusait catégoriquement de manger depuis plusieurs jours. La vétérinaire a alors découvert que le chiot aurait sucé la mamelle infectée. Elle lui a alors fait une radio au niveau du ventre et une perfusion pour le réhydrater. Il est maintenant chez une employée de l’entreprise qui s’occupe de lui en lui donnant des antibiotiques et des perfusions, en le gardant sous grande surveillance en attendant une amélioration dans son état.

Maintenant, depuis que le froid commence à arriver, on fait en sorte de rentrer 4 chiens au chaud à l'intérieur en faisant attention de faire une rotation pour que chacun puisse rentrer au moins un soir à l'intérieur. Il y en a 3 dans le bâtiment du chenil et un dans la cabine, là où je vis avec ma collègue à côté du chenil. Tous les soirs avec ma collègue, en plus de rentrer les chiens, nous faisons les soins sur Maui et Beretta, en plus de rentrer les 4 chiens.

Un peu plus tôt dans la semaine, nous avons reçu une tonne de viande congelée répartie en plusieurs blocs d'un mix de de plusieurs bas de viande différentes. Pour cela, il nous a fallu vider 3 congélateurs à l'intérieur du chenil pour avoir un accès plus rapide à la viande au moment du nourrissage. Le livreur nous a livré en bas de la colline où est situé le chenil. Pour cela, il a donc fallu transporter toute la viande en haut de la colline sur un chemin très boueux. Il a fallu faire ça assez rapidement pour garder la chaîne du froid et éviter que la viande ne se décongèle.


Toujours en début de semaine, nous avons pu travailler dans des conditions météorologiques très laborieuses car nous étions sous une tempête très forte, de pluie et de vent forts mélangés avec de la grêle. Sans oublier le froid intense. Pendant l'entraînement des chiens, à ce moment-là, un arbre a pu tomber sur une des niches à l'extérieur. Heureusement, le chien n'était pas à l'intérieur à ce moment-là et était en entraînement, il n'a donc subi aucun dégât physique. Il a donc fallu tronçonner l'arbre en plusieurs parties pour pouvoir ensuite le déplacer hors du chenil à la main, et ensuite découper chaque branche de tous les morceaux de tronc pour pouvoir les emmener au tas pour y mettre le feu, exprès, qu'il y a un peu plus loin.
Plus tard, en milieu de semaine, mon maître de stage m'a confié la mission de trier plusieurs fagots de bois entre le bouleau et le résineux. Qui se trouvait à l'origine à l'extérieur, il m'a fallu tous y rentrer à l'intérieur. Cela m'a pris une bonne journée. Tu travailles pour tout rentrer et trier.
Le lendemain de cette journée, j'ai pu participer à l'observation des chiens pendant l'entraînement, c'est-à-dire que j'ai pu faire ma 2e balade depuis mon arrivée ici en karts. J'ai pu donc observer le comportement des chiens quand ils sont en course, comment ils courent, comment la direction des chiens est gérée et avoir une meilleure analyse du comportement pendant les entraînements. J'ai pu également remarquer une amélioration entre le début et la fin de séance.


En fin de semaine, les 4 chiots qui ont à peu près 5 mois ont été séparés car au départ ils étaient tous les 4 dans le même enclos et maintenant les 2 mâles sont comme les autres chiens adultes avec une niche reliée à une chaîne et les 2 femelles sont restées dans l'enclos. Un peu plus tard, le chien de 6 mois qui est arrivé la semaine précédente a pu commencer son premier entraînement avec 4 autres chiens expérimentés pour voir le comportement du jeune chien avec un harnais et en tractant un kart. Il s'en est très bien sorti mais il a encore besoin d’entraînement pour arriver au même niveau que les autres chiens adultes. Pour le moment c’est un petit entraînement pour qu'il puisse s'habituer progressivement à la sensation d'être attaché au kart ou plus tard à un traîneau et pour lui faire comprendre les ordres comme pour tourner à droite, à gauche, rester droit ou s'arrêter.

Comme le froid arrive de plus en plus vite tous les 2 jours, 2 à 3 personnes de l'équipe se mobilisent pour faire des massages à tous les chiens, pour chauffer les muscles, voir s'il y a des tensions quelque part et bien les détendre pour qu'ils soient dans les meilleures conditions possibles, pour pouvoir ensuite courir.
En conclusion, cette semaine aura été forte en émotions dues aux visites chez le vétérinaire, avec l'arbre qui est tombé, les soins à faire 2 fois par jour et l'entraînement du jeune chien.
Cela fait déjà un mois que j'ai intégré cette entreprise avec une équipe au
top, avec des chiens exceptionnels. Je passe de merveilleux moments ici en Norvège !
Semaine 5 :
Cette cinquième semaine a commencé avec une grosse préparation pour l’arrivée des premiers touristes de la saison qui sont arrivés jeudi après-midi.
Pour préparer leur arrivée, nous avons continué l’aménagement du chemin pour qu’il soit le plus simple, le plus praticable possible et pour rendre la conduite plus agréable. Pour cela, mon maître de stage a arraché toutes les souches d’arbres sur le chemin et dans le chenil qui pouvaient déranger les chiens avec une pelle mécanique pour pouvoir tout refaire au propre. Toutes les racines restantes ont été retirer à la main ou sciées pour éviter des blessures aux pattes des chiens.
Pour accueillir les clients au chenil, nous les faisons entrer dans ce que l’on appelle un « grillhytte » qui est une
petite cabane cylindrique avec un foyer au centre pour le feu et des bancs tout autour couverts avec de la fourrure d’élan. Pour préparer le grillhytte il a fallu transporter de la grange une quantité suffisante de bois que j’ai triée la semaine dernière pour avoir un stock à l’intérieur avec les clients.
Arrive le jour de la rencontre avec les clients, dont deux femmes adultes et deux enfants. Pour leur arrivée, nous avons donc allumé le feu dans le grillhytte où ils ont pu déposer leurs affaires et écouter les consignes pour conduire un attelage en toute sécurité. Pendant ce temps, nous avons préparé les deux attelages tirés par les chiens dédiés au tourisme et non pas à la course, avec un attelage pour 3 personnes (les deux enfants assis et une adulte qui conduit), puis un autre attelage avec une collègue qui conduit et la deuxième adulte assise. Mon maître de stage est passé devant avec le quad pour pouvoir indiquer le chemin à suivre pour les 30 minutes de balades. Comme la neige n’est toujours pas là, nous les avons donc fait partir en kart que nous utilisons habituellement pour les entraînements.

Entre-temps, dans la semaine, le chiot de Beretta qui était chez une employée de l’entreprise qui s’occupe de lui en lui donnant des antibiotiques et des perfusions est enfin revenu avec ses frères, ses sœurs et sa mère et il mange normalement sans aucun problème.
L'entraînement du chien de 6 mois continue. Il court maintenant tous les deux jours sur 5 kilomètres et commence à comprendre les ordres de direction pour tourner à droite ou à gauche.

Mon maître de stage me donne également de plus en plus de responsabilités car jusqu’à peu j’étais toujours accompagné pour nourrir les chiens ou les chiots, mais un jour il m’a fait commencer une heure avant tous les autres employés pour que je puisse nourrir tout le monde en autonomie et sans aide. Cela s’est très bien passé, j’ai pu nourrir tout le monde en prenant un peu plus de temps que prévu.

Ce week-end, avec ma collègue, nous sommes allées à Tromsø pour faire une petite randonnée de 9 kilomètres aux 1203 marches du Sherpatrappa pour atteindre son le sommet de la montagne et voir toute la ville. Au sommet il y a une station de télécabine pour également monter en haut de la montagne pour servir d’alternative aux marches.

En conclusion, cette semaine m’aura fait découvrir le côté touristique du métier du musher et que ce métier ne s’arrête pas seulement à entraîner les chiens et s’occuper d’eux.
Commentaires
Bonne journée et bon courage !
Hâte de lire la suite