" Au cœur des champs, loin de chez moi "

" Au cœur des champs, loin de chez moi "

Publié par TimotheeMuraille le 16/09/2025
Pays : Belgique

  • Bonjour,
  • Je m'appelle Timothée,
j'ai 18 ans et je suis en BTSA ACD (Agronomie Culture Durable) au lycée agricole Naturapolis. Cette formation nous impose d'effectuer un stage à l’étranger durant un mois. Pour cela j'ai décidé de partir en Belgique avec Thomas pour ne pas trop sortir de notre zone de confort (barrière de la langue inexistant) et priorisé l'expérience dans le domaine de la prestation de services. Grâce à ce blog vous allez pouvoir suivre mes journées et mes galères en Belgique professionnellement avec un soupçon de culture ..

Jour 1 – Première journée dans les champs

Réveil très matinal à 5h30 pour une longue journée de travail au champ. J’ai passé la journée entière à faire du déchaumage avec le Köckerling, une machine imposante mais très efficace pour préparer les sols après la récolte. La cadence était soutenue et j’ai terminé ma journée vers 18h30, bien fatigué mais satisfait d’avoir déjà pu participer activement aux travaux.

Jour 2 – Crevaison au chantier

La journée débute tôt, à 7h, mais cette fois sur un chantier de métallurgie. Un petit imprévu nous attendait : un pneu de benne a crevé, il a donc fallu le remplacer avant de repartir. Une fois la réparation effectuée, retour aux champs ! J’ai repris le déchaumage dans une autre parcelle jusqu’à 18h40. Les journées sont longues, mais on ne voit pas le temps passer.

Jour 3 – Déchaumage sans GPS

Départ à 7h pour m’attaquer à un champ de 48 hectares. Habituellement, le GPS facilite le travail pour garder une trajectoire droite et régulière, mais ce jour-là, il ne fonctionnait pas… Résultat : j’ai dû travailler à la main, ligne par ligne, ce qui demande beaucoup plus de concentration et de temps. J’ai finalement terminé vers 20h15, avec la satisfaction d’avoir relevé le défi malgré la difficulté.

Jour 4 – Préparation des semis

Le lendemain, changement d’activité. En prévision du semis des couverts végétaux, nous avons préparé un mélange de semences. Pour cela, on a utilisé le téléscopique du voisin et même son mélangeur à béton, un détournement assez ingénieux ! Ensuite, j’ai aidé à préparer le semoir avant de laisser un salarié le remplir avec le mélange. De mon côté, j’ai pris le Terrano pour travailler le sol juste avant le passage du semoir. Une journée très complète, qui m’a permis de découvrir d’autres aspects des travaux agricoles.

Jour 5 – Jour férié et détente

Après plusieurs jours bien intenses, le jour férié est arrivé à point nommé. Avec mon camarade Thomas, nous avons profité de la matinée pour faire une grasse matinée. L’après-midi, direction le karting pour se changer les idées et profiter d’un moment de détente bien mérité. Cela fait du bien de couper un peu et de partager une activité amusante en dehors du travail.

Jour 6 – Samedi à l’atelier

Même le samedi, on embauche ! Cette fois-ci, pas de champ au programme mais une journée passée à l’atelier. Nous avons consacré notre temps à la maintenance du matériel : vérifications, réparations et entretien des machines. C’est une partie du travail moins spectaculaire que le déchaumage ou les semis, mais tout aussi essentielle. Sans un matériel en bon état, impossible d’avancer correctement dans les champs.

Jour 7 – Dimanche de repos

Après six jours bien chargés, le dimanche a été synonyme de repos complet. Aucune activité professionnelle au programme, ce qui permet de souffler un peu, de récupérer et de se préparer à attaquer une nouvelle semaine de stage.





Jour 8 – Une longue journée au rouleau

La nouvelle semaine commence fort : réveil à 6h30 pour une journée complète passée à rouler les champs. J’ai travaillé sans relâche jusqu’à 23h30 ! Ce n’était pas de tout repos, surtout que le tracteur Fendt que j’utilisais était un ancien modèle, sans vitre arrière… Résultat : à chaque passage, la poussière et la terre s’engouffraient dans la cabine, et je terminais la journée littéralement recouvert de poussière. Malgré les conditions pas toujours confortables, j’ai appris à m’adapter et à garder le rythme, même lors des longues journées.

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Jour 9 – Décompactage avant le reste de l’équipe

Le lendemain, départ à 7h pour une nouvelle grosse journée. Ma mission du jour : décompacter le sol avant le passage des autres outils — le déchaumeur, le rouleau et le semoir. Ce travail demande de la précision pour bien préparer le terrain et faciliter le travail de ceux qui suivent. La journée s’est étirée jusqu’à 22h, encore une fois bien remplie, mais très formatrice sur la coordination entre les différentes étapes du travail du sol.

Jour 10 – Du lisier au déchaumage

Pour ce troisième jour de la semaine, j’ai repris le travail à 7h. J’ai commencé par passer le rouleau, puis j’ai dû déplacer une benne à lisier avant d’enchaîner directement avec du déchaumage. Les horaires étaient un peu plus “légers” ce jour-là, même si j’ai tout de même fini vers 19h. C’était une journée variée, où j’ai pu toucher à plusieurs tâches différentes, ce qui rend le travail plus intéressant.

Jour 11 – Déchaumage intensif sur grande parcelle

Réveil très matinal ce jour-là : 5h du matin ! J’ai continué le déchaumage, mais cette fois sur une parcelle beaucoup plus vaste, d’environ 45 hectares. Le défi était important, car plus la surface est grande, plus il faut gérer son temps, ses trajets et l’usure du matériel. Une expérience physique mais enrichissante, qui m’a permis de mieux comprendre la gestion de grandes exploitations.

Jour 12 et 13 – Fin de semaine dans les champs

Pour conclure la semaine, j’ai poursuivi le déchaumage sur d’autres parcelles pendant les deux jours suivants. Les journées se sont enchaînées, rythmées par le bruit des machines et l’odeur de la terre fraîchement travaillée. Ce sont des moments fatigants, certes, mais qui permettent de vraiment se plonger dans le quotidien agricole à grande échelle.





Jour 15 – Reprise de la troisième semaine : pulvérisation des betteraves

Début de la troisième semaine de stage à 6h30. Aujourd’hui, changement de mission : je pars pulvériser un traitement anti-maladie sur les betteraves sucrières. Une opération délicate qui demande attention et rigueur, car le dosage et la couverture du champ doivent être précis pour assurer l’efficacité du produit tout en respectant les règles de sécurité et d’environnement. La journée s’est bien déroulée, et j’ai terminé vers 18h, satisfait de cette première expérience en pulvérisation.

Jour 16 – Nettoyage du matériel de la période des pailles

Réveil à 6h30 pour une journée un peu différente, mais tout aussi importante : le nettoyage complet du matériel. Après la période intense des pailles, il faut entretenir chaque machine pour éviter l’encrassement et préparer la suite des travaux. J’ai donc passé la journée à souffler et nettoyer au karcher toutes les machines utilisées récemment. Ce genre de tâche demande du temps et de la minutie, surtout avec la poussière et la paille accumulées un peu partout. Fin de journée vers 17h, les machines étaient enfin impeccables.

Jour 17 – Suite du nettoyage et préparation du matériel

Le lendemain, j’ai poursuivi le nettoyage au karcher, cette fois sur le télescopique. Ensuite, j’ai consacré le reste de la journée à démonter et nettoyer l’épandeur, une opération un peu plus technique. Travailler sur ce type de matériel m’a permis de mieux comprendre son fonctionnement interne. J’ai terminé la journée vers 18h30, satisfait du travail accompli.

Jour 18 – Nettoyage et rangement

Réveil un peu plus tardif, à 7h30. La matinée a été consacrée au nettoyage des véhicules utilitaires, notamment les Berlingo de l’exploitation, ainsi qu’à la loge d’engrais. Ensuite, j’ai pris le temps de ranger et organiser l’atelier, pour que tout soit prêt pour les prochains travaux. Une journée plus calme, qui s’est terminée vers 16h, mais essentielle pour garder un environnement de travail propre et fonctionnel.

Jour 19 – Une journée bien remplie entre entretien et travail des sols

Ce jour-là, j’ai pu dormir un peu plus longtemps : lever à 10h. La matinée a débuté par le soufflage de deux tracteurs, le Fendt 933 et le Fendt 936, afin d’éliminer la poussière et les résidus accumulés. Ensuite, avec l’équipe, nous avons dételé l’épandeur pour atteler une benne TP à l’un des tracteurs. Mais la journée ne s’est pas arrêtée là : en soirée, j’ai repris le déchaumage avec le Köckerling, jusqu’à 23h30. Une longue journée, bien variée, où j’ai enchaîné entre entretien du matériel et travail des sols — un bon aperçu de la polyvalence qu’exige le métier.





Jour 22 – Début de la dernière semaine : nettoyage et travail du sol

Dernière ligne droite de mon stage ! Je débute cette quatrième semaine à 7h du matin. La journée commence par une tâche assez particulière : le nettoyage du fond de la fosse du pont bascule. Ce n’est pas le travail le plus agréable, mais il fait partie de l’entretien indispensable de l’exploitation. Une fois cette mission terminée, je me rends dans les champs pour passer le Terrano, un outil de travail du sol que j’avais déjà eu l’occasion d’utiliser plus tôt durant mon stage. J’ai terminé la journée vers 21h, fatigué mais content de participer encore pleinement aux travaux agricoles.

Jour 23 – Réparation et entretien du matériel

Réveil à 7h. En début de matinée, je pars récupérer les dents du déchaumeur que j’avais cassées précédemment, afin de pouvoir remettre le matériel en état. C’est toujours intéressant de voir comment chaque pièce s’ajuste et l’importance d’un bon entretien pour garantir la performance des machines. Ensuite, j’ai repris le soufflage du matériel pour éliminer la poussière et la paille accumulées, jusqu’à 17h. Une journée calme mais essentielle à la bonne maintenance du parc de machines.

Jour 24 – Nettoyage approfondi

Même heure de départ aujourd’hui : 7h. J’ai commencé par souffler les deux chariots, avant de passer un coup de karcher pour les nettoyer en profondeur. Ce type de journée est plus tranquille physiquement, mais demande de la rigueur et de la précision. Le matériel propre et bien entretenu, c’est la base du bon fonctionnement d’une exploitation, surtout avant la fin d’une période de travail intense.

Jour 25 – Nettoyage, observation et livraison

Toujours levé à 7h, je poursuis le nettoyage, cette fois sur la herse à paille, afin de la préparer pour la prochaine utilisation. Ensuite, j’ai eu l’occasion d’accompagner un salarié pour observer l’ensilage du maïs et assister à la livraison chez un client. Le maïs était ensuite stocké dans un silo couloir, une étape intéressante qui m’a permis de mieux comprendre la chaîne logistique, depuis la récolte jusqu’au stockage. Cette journée m’a particulièrement plu, car elle m’a permis de découvrir une autre facette du métier, plus tournée vers la gestion et la commercialisation.

Jour 26 – Dernier jour de stage

Et voilà, dernier jour de stage ! Réveil à 7h pour une journée complète passée à travailler le sol avec le Terrano. Une belle manière de clôturer cette expérience : revenir aux champs, là où j’ai passé la majorité de mon temps. J’ai terminé vers 21h30, un peu nostalgique à l’idée que cette aventure se termine, mais fier du chemin parcouru. Ce stage m’a beaucoup appris, tant sur le plan technique que personnel. Travailler à l’étranger m’a permis de découvrir une autre organisation du travail agricole, d’améliorer mon autonomie et de renforcer ma passion pour ce métier exigeant mais passionnant.

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Commentaires

CharlyDurand
le 17.09.2025 à 09:48:45
Hâte de lire la suite ! Tu aurais des photos ?