9 semaines au cœur de mon rêve d’enfant : glisser vers la Finlande en mushing

9 semaines au cœur de mon rêve d’enfant : glisser vers la Finlande en mushing

Publié par JustineOlombel le 19/09/2025
Pays : Finlande

Présentation de soi


Bonjour ! Je m'appelle Justine, j'ai 18 ans et je vis à Saïx dans un petit village à côté de Castres dans le Tarn, en Région Occitanie. Je suis une personne plutôt timide et réservée lorsque je me trouve dans un nouvel environnement ou entourée de personnes que je ne connais pas encore. Mais une fois en confiance, je deviens beaucoup plus ouverte, souriante et sociable, car j’aime partager et profiter des moments conviviaux.
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Depuis mon enfance, j’ai beaucoup évolué dans ma relation avec les animaux. Petite, j’avais peur des chiens, mais aujourd’hui, ils occupent une place essentielle dans ma vie : j’en possède huit et je souhaite en faire mon métier.

En dehors de cette passion, je suis proche de la nature : j’aime la chasse, la musique et les balades en extérieur. Les moments passés avec mon copain, ma famille ainsi que mes amis sont très importants pour moi, car ils m’apportent équilibre et motivation. Je sais aussi profiter de la vie : je suis une bonne vivante, j’aime faire la fête, partager des rires et découvrir de nouvelles expériences.
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Je suis actuellement en deuxième année de BTS Agricole Technico-Commercial, option Univers Jardin et Animaux de Compagnie, une formation qui me permet de développer à la fois mes compétences techniques sur les animaux et mes aptitudes commerciales.

J’ai auparavant obtenu un Bac Professionnel Technicien Conseil Vente en Animalerie, qui m’a donné des bases solides dans le domaine des animaux de compagnie et dans la relation client. Après le bac, je souhaitais devenir auxiliaire vétérinaire, mais n’étant pas encore majeure à ce moment-là, je n’ai pas pu suivre cette formation. Je me suis donc naturellement orientée vers le BTS, qui représente la suite logique de mon parcours. Mon projet professionnel est aujourd’hui clair : je souhaite ouvrir mon propre élevage de chiens, tout en me spécialisant dans le dressage et l’éducation canine, afin d’accompagner notamment les personnes malvoyantes grâce à des chiens adaptés à leurs besoins.

Ressenti avant le grand jour


Pour concrétiser ce projet, dans quelques jours (27 septembre 2025), je pars en Finlande dans la ville de Pudasjärvi auprès d’un musher pendant 2 mois. Ce sera une expérience unique qui me permettra d’apprendre encore davantage sur le travail avec les chiens et de renforcer mes compétences dans un domaine qui me passionne.

Cette expérience m’inspire à la fois excitation et appréhension. Elle me fait peur car je n’ai jamais voyagé seule, encore moins aussi loin, dans un pays inconnu où je ne connais personne. Je me retrouve sans repères, loin de ma famille et de mes proches, ce qui rend l’aventure un peu intimidante. La barrière de la langue ajoute également une difficulté supplémentaire, me faisant craindre de ne pas toujours réussir à communiquer ou à m’adapter rapidement. Malgré toutes ces inquiétudes, l’envie de partir, de découvrir cet environnement et de vivre pleinement cette expérience unique est plus forte que ma peur.

Préparatifs et équipement


Pour bien me préparer à cette expérience en Finlande, j’ai demandé des conseils au musher sur les tenues adaptées au climat et au travail avec les chiens. Pour le travail quotidien pendant la période de grand froid, il me prêtera des vêtements spécifiques, ce qui me permettra de rester au chaud et à l’aise pendant les activités avec les chiens.
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Pour les sorties et activités en dehors du travail, il m’a conseillé d’emporter des tenues de ski, des chaussettes bien chaudes et en laine, ainsi qu’une bonne paire de chaussures adaptées au ski ou à la montagne. Bien sûr, je n’ai aucune tenue de ski, parce que je n’en ai jamais fait haha ! Ce sera peut-être une première si j’ai l’opportunité d’en faire dans ce pays.

Pour être prête à affronter le froid et profiter pleinement de mon séjour, j’ai donc dû investir dans tout cet équipement. Même si cela représente un coût, je suis vraiment contente d’avoir tout ce qu’il me faut pour vivre cette aventure dans les meilleures conditions possibles. Afin de ne pas être gênée par les contraintes liées aux bagages, telles que le poids ou le manque de place, j’ai décidé de préparer un colis contenant toutes mes affaires, que j’ai fait expédier sur place trois semaines avant mon départ

Voyage


Je n’ai jamais beaucoup quitté la France. Petite, je partais en vacances au bord de la mer, mais je n’étais jamais sortie du pays. Cependant, en terminale, j’ai eu l’occasion de participer à un stage Erasmus en Espagne, en Andalousie, dans un centre équestre. C'était une expérience enrichissante qui m’a permis de découvrir un nouveau pays, de nouvelles méthodes de travail et d’élargir mon ouverture culturelle.

3 188 Km aller


Samedi 27 septembre, mes parents et mon frère m’ont accompagnée à l’aéroport de Toulouse-Blagnac.Mon avion décollait à 10h10, donc bien sûr, nous sommes arrivés bien en avance. J’étais vraiment très stressée, car ce serait la première fois que je prendrais l’avion seule.
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La veille de mon départ, mes parents m’avaient réservé une belle surprise : ils avaient réuni toute la famille, mon parrain, ma marraine, mes oncles et tantes, mes cousins, mes grands-parents, ainsi que mon copain et ma meilleure amie, pour célébrer ce grand départ. Ce moment de partage et d’émotion m’a profondément touchée. Il m’a donné encore plus de motivation et de courage pour me lancer dans cette aventure.
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Le lendemain, à l’aéroport, j’étais un peu perdue, submergée par l’émotion et le stress. Heureusement, mes proches étaient là pour me rassurer. Ensemble, nous avons trouvé le bon portique. Le moment des au revoir a été difficile, pour moi comme pour eux. Une fois le dernier câlin donné, je suis passée de l’autre côté, seule. L’aventure commençait.
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Après avoir franchi les contrôles de sécurité, j’ai trouvé la porte d’embarquement et je ne l’ai plus quittée jusqu’au moment de monter dans l’avion. Il faisait grand soleil à Toulouse, mais une annonce a vite fait monter mon stress : le vol aurait une heure de retard à cause du brouillard à Paris. Panique totale, car je n’avais qu’une heure d’escale pour attraper mon vol vers Helsinki ! Finalement, après 20 minutes, l’avion a décollé et, heureusement, a rattrapé une bonne partie de son retard en vol.



À l’arrivée à Paris, j’étais affamée. Je me suis précipitée pour acheter un sandwich. Heureusement, presque tous les vols étaient retardés, et j’ai pu embarquer pour Helsinki à 13h50. J’avais 1h30 d’attente, ce qui m’a permis d’appeler mon copain et de lui raconter tout mon stress du matin. Une fois installée dans l’avion pour Helsinki, j’avais trois heures de vol devant moi. J’ai lancé un Disney, mais je me suis endormie rapidement, entre le stress et les transports, la fatigue m’a vite rattrapée. Malgré la fatigue qui m’emportait, j’ai tout de même pris le temps de capturer quelques clichés à travers mon hublot.

De Paris a Helsinki, en passent par la mer batique qu'on ne voit malheuresement pas trop à cause des nuages.





À mon arrivée à Helsinki, je me sentais complètement perdue. J’ai fini par demander de l’aide à quelqu’un pour trouver ma porte d’embarquement vers Oulu. Une fois dans le dernier avion, tout se passait bien, jusqu’à ce que je commence à me sentir mal, environ 20 minutes après le décollage. Je n’avais qu’une envie, atterrir rapidement et respirer enfin le grand air.
Pendant tout mon trajet en avion, mes proches me suivaient pour savoir où j’étais.
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D'Helsinki à Oulu, avec un magnifique coucher de soleil.


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À l’arrivée à Oulu, mon maître de stage m’attendait à l’aéroport. Il ne restait plus qu’1h45 de route pour atteindre la maison, j’étais presque arrivée. Pendant le trajet, nous avons discuté du stage, du voyage, et de ce qui m’attendait. J’étais épuisée, mais aussi excitée.

Nous sommes arrivés vers 23h. J’ai fait la connaissance d’Orka et Fadgio, les deux huskies de la maison. Mon maître de stage m’a fait visiter les lieux, puis m’a proposé de manger. Mais j’étais tellement fatiguée que je lui ai simplement dit que je préférais aller dormir. Il m’a rassurée, je n’avais aucune obligation le lendemain, je pouvais dormir autant que je voulais.
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À suivre dans le prochain chapitre : Le premier mois au milieu des huskies de Sibérie...

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Commentaires

JohannaBrugeaud
le 15.10.2025 à 12:17:55
Heureuse de lire ton blog Justine. J'espère que tu vas découvrir de beaux paysages et que tu vas t'épanouir dans ce milieu si passionnant. Hâte de lire la suite de tes aventures ! N'oublie pas de nous bombarder de photos.
JustineOlombel
le 31.10.2025 à 10:38:06
Oui, j'ai pu voir de beaux paysages ! Il y a pleins de vidéos et photos dans le blog : Le premier mois au milieu des huskys de Sibérie.