Pour mon premier voyage à l’étranger, direction Malte pour une aventure entre passion du vin et découverte culturelle
Mon chemin jusqu'à Malte
Premier voyage à l’étranger : direction Malte pour une aventure entre passion du vin et découverte culturelle.
Je m’appelle Thibaut Grandon, j’ai 19 ans et je suis actuellement en BTSA Technico-Commercial, option Vins, Bières et Spiritueux. En France, je poursuis mon apprentissage au Domaine Laurens,dans l'AOP Marcillac, où je touche à tout : le commerce, le chai, la vigne. J’aime cette polyvalence, elle me permet de comprendre la filière dans son ensemble, du cep jusqu’à la bouteille. C’est dans cet environnement que je me forge un vrai sens du travail bien fait, du contact humain, et une passion sincère pour le vin. Au-delà de l'aspect professionel, je suis un homme très actif et investi. Sportif accompli, je pratique le cyclisme et la course à pieds. D'un point de vu associatif, je fus à la tête du Réseau Éco-Citoyen, association nationale militant auprès des éco-délégués. Maintenant je siège au bureau de mon club de cyclisme et suis président de l'Association Vinicolor.
Le grand départ
Une semaine avant le départ, je commence à préparer mon voyage avec une excitation grandissante. Entre les derniers papiers manquants, la valise à préparer et les vérifications de billets, je réalise peu à peu que je vais vraiment partir. Le jour venu, direction l’aéroport de Toulouse-Blagnac, le cœur battant. C’est la première fois que je prends l’avion, et rien que cette idée me met des étoiles dans les yeux. J'arrive à l'aéoroport et voici le moment de laisser le bagage en soute. Bien sûr je ne m'étais pas enregistré en ligne... Donc le voyage commence par 55 euros de pénalités, génial. Malgré cela, je savoure chaque étape ! La fouille, la longue attente, le décollage. Puis la vue sur la mer de nuages, et ce sentiment unique de liberté. Je ne sais pas encore exactement ce qui m’attend à Malte, mais une chose est sûre et certaine, l’aventure commence ici !

Découverte de Malte et du domaine Markus Divinus
Grâce au programme Erasmus, je vis aujourd’hui ma première expérience internationale, pour un stage de trois semaines au sein du domaine viticole familial Markus Divinus, à Ħad-Dingli. Ainsi, je suis ici pour mettre en pratique ce que j’ai appris en France, tout en découvrant un autre regard sur la vigne, le vin et la vie. Je réfléchis déjà à la suite ! Sûrement un BTSA Viticulture-Œnologie, pour approfondir la partie production. Le fils de mon maître de stage, dont je parlerais plus tard m'influence beaucoup et ses conseils me sont précieux. Mais pour l’instant, je profite pleinement de cette expérience à Malte, curieux de voir ce que ce stage va m’apporter, professionnellement comme personnellement.
Depuis mon arrivée, je découvre un pays à part, rien à voir avec la France, surtout d'où je viens ! Des paysages lumineux, une chaleur humaine, et un rapport au vin très différent de ce que je connais. Je reste toujours très surpris de cette architecture avec ces pierres blanches qui reflète le soleil au quotidien.
Le domaine Markus Divinus est une entreprise familiale reconnue, où chacun met la main à la pâte. L’accueil est bienveillant, et je sens tout de suite que la passion du vin dépasse ici le simple cadre du travail.
Après un petit chemin on peut apercevoir le domaine, avec son architecture typique de là-bas :
3 étages et un extérieur idéal pour les réceptions :
- L'extérieur
- Le rez-de-chaussé, la boutique :
- Le -1, le chai
- Le -2, avec son parc à barrique et sa "bibliothèque du vin" où Mark garde chacun des millésimes.


Pour cette première semaine j'ai participé à de nombreuses tâches. Beaucoup de brainstorming, concernant les dégustations porposées par le domaine, et sur le site internet, de mon point de vue de professionel. Mais aussi des missions pratiques telles que de l'étiquettage, l'habillage à la cire (que je n'avais encore
jamais fait seul).

Samedi, c'était demi-journée consacrée uniquement au chai, et aux analyses. J'ai pu voir, pour un vin pour lequel on ne souhaite pas la fermentation malolactique, comment calculer le sulfite qu'il manque. Très intéressant. C'est Markus, le fils de mon maître de stage qui m'a montré cela. Puis m'a montré son tableau excel, où il note TOUT ! Un travail impressionant et inspirant.
Et aujourd'hui (dimanche 09/11/25) j’ai eu la chance d’assister et d’aider lors d’un événement organisé au domaine. Nous avons accueilli un groupe de douze visiteurs allemands, venus spécialement pour déguster notre gamme complète de vins. Les échanges autour des vins ont été très intéressants. La dégustation était accompagnée de plats raffinés préparés par un chef d’un restaurant maltais étoilé, venu pour l’occasion. Les accords mets-vins étaient vraiment exceptionnels et mettaient parfaitement en valeur les caractéristiques de chaque cuvée. J’ai pu participer à la mise en place de la salle, au service et regarder la présentation des vins par ma collègue et le vigneron. Cela m’a permis de mieux comprendre comment se déroule une dégustation professionnelle internationale. C’était une expérience très enrichissante, à la fois sur le plan technique et humain.
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Tous les jours je compare, j’observe, je questionne. Ainsi, j’en apprends un peu plus sur leur manière de faire, tout en partageant la mienne. Le mélange des deux cultures crée une ambiance riche, où chacun a quelque chose à apporter.
Se retrouver à travers la course à pied
Si je suis venu ici pour apprendre un métier, je sens aussi que ce stage me permet de me retrouver.
Le mois d’octobre a été rude : en pleine période de récolte au Domaine Laurens, les semaines s’enchaînaient à plus de 70 heures. Les journées commençaient tôt, finissaient tard, et petit à petit, je me suis oublié.
Moins de nouvelles à la famille, presque plus de sport, et la sensation de vivre uniquement pour le travail.
Ici, à Malte, je recommence à souffler.
Je remets mes baskets, et je pars courir dès que j’ai un moment. Ces sorties sont devenues mes moments à moi. Finalement, une parenthèse entre mer et soleil, un moyen de découvrir l’île autrement.
Je cours le long des falaises, notamment celles de Dingli, mais aussi dans ces merveilleuses villes méditerranéenne telles que Il-Qajjenza, cité portuaire.



Ces foulées me reconnectent à moi-même. Je me rends compte à quel point il est facile, dans l’agriculture, de se laisser happer par le travail. On aime ce qu’on fait, on veut bien faire, mais on oublie parfois de prendre soin de soi. Je n’ai pas encore toutes les réponses, mais je sens que ce séjour est aussi un point d’équilibre à retrouver.
(À suivre...)
Je n’en suis qu’à ma première semaine à Malte, et j’ai encore beaucoup à découvrir. Au domaine, dans l’île, et peut-être un peu en moi. Entre le vin, la culture, les visites et mes foulées, cette expérience s’annonce déjà comme un vrai tournant. La suite du voyage me dira si je continue à trouver ce que je suis venu chercher… ou peut-être un peu plus.
Deuxième semaine
Lundi 10 novembre, je commence ma semaine par une immersion dans le cœur médiéval de Malte : Mdina et Rabat, deux villes jumelles qui forment le centre historique de l’île. Derrière les remparts de Mdina, l’ancienne capitale surnommée la Silent City, je me perds dans les ruelles étroites aux pierres couleur miel. à l'instar de mon quotidien, je suis venu sans aucune idée de ce qu'il allait se passer, n'ayant rien prévu du tout, juste de la balade et de l'improvisation. Au fur et à mesure de ma déambulation dans ces rues médiévales, je passe devant le Cathedral Museum, installé dans un ancien bâtiment baroque accolé à la cathédrale Saint-Paul. Au début hésitant, puis confiant, je m'avance vers le guichet pour prendre un ticket. Ainsi, je découvre des collections d’art religieux, des gravures, des tableaux et des objets liturgiques qui témoignent du rôle central de la foi dans l’histoire maltaise. J'ai bien fait de faire cette visite. Moi qui aime l'art, c'était une super visite ! Une fois sorti, vient le moment de pénétrer dans la cathédrale elle-même, majestueuse avec son architecture baroque et son décor riche. Vous en jugerez vous même par les photos, mais c'était clairement à couper le souffle ! J'ai eu du mal à sortir de celle-ci !



Pour le déjeuner, je m’offre un moment hors du temps au restaurant The Medina, caché dans une ruelle non loin de la cathédrale, avec ses murs en pierre dorée et sa cour intérieure qui donne l’impression de remonter les siècles. Je choisis moi-même les vins qui accompagnent mon plat et mon dessert, histoire de lier ma formation à ce moment de plaisir. La journée se termine à Rabat, juste à côté, où je flâne dans les boutiques de souvenirs. Tel un enfant, je repars avec un chevalier maltais, un bateau médiéval et une liqueur maltaise, comme si j’emportais avec moi un petit morceau de l’histoire et des saveurs de l’île.



Une semaine rythmée par le geste et la rigueur
Cette deuxième semaine prend un tournant plus technique au domaine, puisque nous attaquons un chantier d’envergure. En effet, nous avions pour objectif la pose des capsules et l’étiquetage de 4 cuvées, entièrement à la main. C’est une expérience totalement différente de ce que je connais au Domaine Laurens, où les machines et la ligne de production rythment le travail. Ici, chaque bouteille passe entre nos mains, une par une, avec une précision artisanale. Ce changement de méthode m’apporte un autre regard sur le métier, plus à une échelle qui me convient et qui est en lien avec mes convictions. Ainsi, je me rends compte que le vin peut être mis en valeur de mille façons, et qu’il n’existe pas qu’une seule manière de travailler. Cette approche plus lente, plus humaine, me fait réfléchir à ce que j’aimerais intégrer, plus tard, dans ma vie professionnelle. Excepté la première demie journée, j'ai été tout le temps en autonomie au sein de l'entreprise. J'arrive, je sais ce que j'ai à faire et je me lance.
Le samedi, nous recevons les nouvelles barriques Seguin Moreau, fraîchement arrivées de France. Rien que le fait de les décharger, de les transporter et de les installer au domaine marque l’importance qu’on accorde ici à la qualité du bois et à l’origine des matériaux. Malgré l'accès difficile au domaine depuis la route, tout est fait pour que la barrique ne soit pas abîmée.
Ensuite, place à une commande très spéciale : un client particulier a demandé 140 bouteilles d’un assemblage Merlot–Cabernet Franc, entièrement personnalisées selon ses désirs. Au total, pas moins de cinq étiquettes par bouteille, un cachetage à la cire (réalisé par mes soins la semaine d'avant), la finition… Tout demande un soin extrême. Le processus est tellement minutieux qu’il nous occupe sept heures d’affilée, mais l’enjeu en vaut la peine. Ce client est important.
En parallèle de mes heures au domaine, je travaille aussi en “télétravail” sur un plan de publication pour les réseaux sociaux. C’est l’occasion pour moi d’utiliser la partie commerciale de ma formation. Ainsi, j'ai réfléchi à la mise en avant du domaine, à son image, à la manière de raconter son histoire. J’ai l’impression de toucher à tous les aspects du métier, entre production, marketing et artisanat. Et plus les jours passent, plus je me rends compte que cette expérience va me marquer pour longtemps, autant professionnellement que personnellement.


À la rencontre de Malte, un pas après l’autre
Malgré le rythme soutenu au domaine, je continue de chausser mes baskets dès que j’en ai l’occasion. Cette
semaine, je réalise trois sorties, chacune avec sa manière de me faire découvrir l’île. Courir à Malte, c’est bien plus qu’un simple entraînement, c’est une façon de sillonner le pays. Et il est clair que cela n'a rien à voir avec la France. Les espèces végétales ne sont pas les même, bien sûr plus adaptées au climat du coin, les sols sont à nus et toutes les cultures sont irriguées. Les champs sont délimités par de jolis murs en pierre, à l'ancienne. Niveau architectural, la quasi totalité des habitations sont en pierres blanches, ou couleur miel, typique des habitations méditerrannéennes.
Mais la sortie qui me marque le plus, c’est celle du dimanche, que je décide de faire au bord des falaises de Dingli. Le soleil décline lentement, l’air se rafraîchit, et face à moi s’étend une immensité de bleu et de doré. Le vent souffle fort sur les hauteurs, et j’ai presque l’impression d’être seul au monde. À mesure que le soleil disparaît derrière l’horizon, les falaises se teintent d’orange, puis de rose, et enfin d’un violet profond. Je m’arrête quelques minutes, simplement pour respirer, écouter, ressentir. Ces instants me procurent une émotion brute, un mélange de liberté, de gratitude et de calme intérieur.
Courir ici me fait du bien. Physiquement, bien sûr. Mais surtout mentalement. Ces foulées me rappellent que malgré le travail, malgré les responsabilités, j’ai le droit et finalement même le devoir de prendre du temps pour moi. Et au milieu des paysages maltais, ce temps a une saveur que je n’oublierai pas.


Troisième et (déjà) dernière semaine...
En ce lundi, j’ai troqué ma casquette de stagiaire au sein d'un domaine pour une immersion dans un tout autre univers, celui de la bière. Direction Farsons Brewery à Mriehel, l’un des piliers brasseurs de Malte. Une fois sur place, je découvre un immense bâtiment. Un peu impressionné, je peine à trouver l'entrée, le rez-de-chaussé étant un pub. Heureusement un homme m'accoste et me guide vers le premier étage où commence la visite. Je découvre un vaste espace lumineux où sont conservés des équipements d’époque, où l'on peut voir des photos d'époques et surtout l'accueil à côté de la boutique. Ainsi, je commence la visite, avec mon guide audio. Au deuxième étage, tout est pensé pour découvrir l'entreprise au fil du temps. De 1929 date de sa création, à 1948 et la fusion avec la brasserie Malta Export Brewery, donnant naissance à l’actuelle Simonds Farsons Cisk, à nos jours. L’ensemble crée une atmosphère hors du temps. On ressent tout de suite le poids de l’histoire, mais aussi l’énergie d’un lieu toujours vivant.
Toujours dans ce même étage, je découvre les anciens alambics et cuves. Il s'agit de l’équipement historique de la brasserie et je suis fasciné par le mélange de tradition et de technologie que j’observe. Le guide m’explique les différentes étapes : maltage, brassage, fermentation, filtration, conditionnement. En tant qu’étudiant en VBS (Vins, Bières et Spiritueux), cette expérience m’apporte énormément. La visite se conclut par une dégustation de cinq bières différentes : une lager classique, une pale ale, une stout légère, une bière ambrée — mon coup de cœur — et une autre variété plus expérimentale. Je décide d’acheter à la fin une bouteille de l’ambrée, ainsi que deux verres souvenirs (un pour offrir, un pour ma collection perso). Avant cette visite,
j’avais déjeuné dans un restaurant italien où j’ai pu exploiter mes connaissances de vin. En effet, j’ai choisi une bouteille en fonction du plat. Cette journée me laisse avec un sentiment de joie et d’enrichissement, car je réalise que mon parcours professionnel ne doit pas se limiter à un seul produit, mais bien embrasser toute la richesse des breuvages.



Après quasiment 3 semaines, me voici enfin dans la capitale !
Pour cette visite, et comme la plupart que j'ai faîte d'ailleurs au cours de ce séjour, la philosphie est simple. Ne pas se prendre la tête à organiser les escapades, juste aller à un endroit, découvrir et profiter pleinement du moment. Ainsi, j'arrive à La Valette (Valetta en maltais). Sans trop savoir où je suis, je me dirige vers un portail, cachant un beau jardin. Il s'agissait d'Upper Barrakka Gardens, perché sur les bastions de Valletta. Je découvre un panorama spectaculaire sur le Grand Harbour et les Trois Cities. Ces jardins, aménagés aux XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles pour les chevaliers de l’Ordre de Saint‑Jean, étaient d’abord un lieu privé de détente avant d’être ouverts au public. On peut y voir les fameux canons alignés tout près. Cela rappelle que ce lieu n’a pas seulement été jardin, mais aussi poste stratégique de défense. Je me perds un moment dans la verdure, j’observe les arches, les remparts, et je sens cette altitude historique. Je suis au-dessus de la ville, comme en suspension entre ciel et mer.
Plus tard, je me dirige vers St James Cavalier à Valletta-Castille, siège de Spazju Kreattiv, le centre national de la création maltais. Au premier étage, je découvre une exposition centrée sur la mode et les stars du siècle passé. J'ai pu y voir des tissus, silhouettes, des documentaires, ou encore des citations en lien avec tout ça. Cela me donne un autre regard sur l’art-vestimentaire que je ne connaissais que très peu jusqu'alors. Ensuite, au niveau inférieur (-1), je traverse plusieurs salles d’exposition, dont l’une est consacrée à la photographie documentaire. Des clichés forts mettant en lumière la précarité de certains Maltais depuis la fin de la guerre. C’est un contraste intéressant avec l’image touristique et ensoleillée de l’île. Cette visite m’aide à exercer ma curiosité. En effet, je voulais faire ce que je n’aurais peut-être pas fait en France, et ça fonctionne ! L’art m’ouvre d’autres fenêtres sur la réalité, et se cantonner à ce que l'on sait et que l'on aime, ce n'est pas la solution !
Une fois cette visite terminée, toujours sans agenda, je décide de simplement me balader dans les rues de la capitale : églises baroques, façades en pierre miel, temples et boutiques. J’avance vers la mer pour changer d’angle, j’observe la ville depuis le front de mer comme mes grands-parents jadis, qui avait visité l'île et qui me l'avaient vivement conseillée. Pour finir la journée, je m’arrête finalement dans une boutique spécialisée bagages pour acheter une nouvelle valise. Parce que voyager, c’est aussi cela : repartir parfois avec plus que ce qu’on avait avant.



Une semaine calme mais forcément chargée en émotions
D’un point de vue professionnel, cette troisième et dernière semaine a été plus calme, mais tout aussi intéressante. Nous avons passé beaucoup de temps en brainstorming autour des dégustations proposées par le domaine. Comment les structurer, comment raconter l’histoire de Markus Divinus, quels vins mettre en avant selon le public, et comment créer une expérience qui marque les visiteurs.C’était passionnant, car j’ai pu mêler ma sensibilité commerciale à ce que j’avais observé depuis mon arrivée. C'était très important car le domaine mise beaucoup sur les dégustations et souhaite encore se développer sur cet aspect. Puis nous avons également terminé la mise en bouteilles des dernières cuvées, un travail minutieux mais satisfaisant, presque symbolique pour clôturer mon séjour.
Et vient le dernier jour, chargé d’émotions. Gentillement, l’équipe m’a offert une dégustation personnalisée de toute la gamme, rien que pour moi. Un moment privilégié, presque intime, où j’ai pu revisiter chaque vin en comprenant mieux le travail qu’il représente. Après cela, nous sommes allés partager un repas au restaurant, un moment dont je parlerais dans mon prochain opus, car j'ai pu goûter une des spécialités maltaises iconiques !


Un pays petit, mais riche en spécialité d'exception !
Parmi les découvertes qui marquent mon séjour, la gastronomie maltaise tient une place particulière. Le dimanche de la semaine précédente, je me rends au marché de Rabat, un incontournable qui se tient chaque semaine en plein air. Au milieu des odeurs de fruits, de légumes et de street-food locale, je goûte enfin aux célèbres pastizzi : trois feuilletés bien croustillants, l’un à la ricotta, l’autre au curry, et le dernier au poulet. Je les savoure face à la St Paul’s Church, dans une ambiance simple et vivante qui me plonge directement dans l’authenticité maltaise.
Quelques jours plus tard, je poursuis cette immersion culinaire avec un plat emblématique de l’île : le Fenek Moqli, un lapin traditionnel pan-fried à l’ail et au vin blanc, dégusté au restaurant Diar Il-Bniet à Dingli. Le lapin est tendre, parfumé, et porté par une vraie cuisine de terroir. Pour accompagner ce plat typique, nous choisissons une bouteille du domaine, le Zafrana, élaboré avec le cépage local Girgentina, dont la fraîcheur et la finesse s’accordent parfaitement avec la richesse du lapin. À travers ces spécialités, je découvre une autre facette de Malte : celle d’une île fière de ses traditions, où chaque saveur raconte une histoire.



Dernier jour, il est temps de faire le bilan de cette merveilleuse aventure !
Et voilà, c’est le dernier jour. J’écris ces mots assis dans l’aéroport, en attendant mon vol de 20h15 pour Toulouse. Je regarde les gens défiler autour de moi, chacun avec sa valise, ses projets, ses retours… et je réalise que mon aventure touche déjà à sa fin. J’ai forcément un peu d’appréhension. Mais ce n’est pas ce sentiment qui domine. Ce que je ressens surtout, c’est un mélange de satisfaction, de nostalgie douce et d’une grande gratitude pour ces trois semaines qui m’ont profondément marqué. C’est étrange comme un lieu que l’on ne connaissait pas peut devenir si familier en si peu de temps, au point qu’on a du mal à le laisser derrière soi.
D’un point de vue professionnel, ce stage m’a offert une nouvelle vision du métier. Travailler dans une entreprise familiale, à taille humaine, m’a conforté dans l’idée que c’est ce modèle-là qui me ressemble. Ici, chaque geste compte, chaque détail a son importance. Les machines, les méthodes, la manière d’aborder le vin, l’attention portée à chaque bouteille… tout m’a marqué. J’ai appris des choses que je n’aurais jamais pu découvrir autrement, et ça enrichit autant mes compétences que ma réflexion sur ce que je veux faire plus tard.
Sur le plan personnel, ces trois semaines ont été tout aussi fortes. Elles m’ont permis de souffler, de me retrouver après un mois d’octobre éprouvant. J’ai pu prendre du recul, réécouter mon corps, redécouvrir le sport, admirer des paysages incroyables, et surtout m’ouvrir à une culture nouvelle, à une autre façon de vivre, de manger, de travailler. J’ai grandi, c’est certain, bien sûr dans ma façon de voir les choses, dans ma manière d’aborder les rencontres, dans ma capacité à être autonome loin de chez moi.
Alors oui, il faut rentrer. C’est la règle du jeu. Mais je repars avec beaucoup plus que ce que j’avais en arrivant : des souvenirs, des émotions, des enseignements, et une envie encore plus forte de construire mon propre chemin dans le monde du vin. Malte m’a marqué, et je sais déjà qu’une partie de moi restera ici un moment encore.

Commentaires
Bonne continuation !
Hâte de lire ta dernière semaine.
Bien à toi