Moi, c’est Yassine, 20 ans, made in Rabat, Maroc → direction Millay, dans la Nièvre, pour un stage de 6
semaines dans une ferme bio pleine de pommes, de vignes… et de jus qui pique un peu 🍎🍇🥂
Je suis actuellement en immersion dans une exploitation agricole qui transforme ses fruits en jus, vinaigre
et cidre — autant dire que je ne vois plus les pommes de la même façon 🍏😉
Ici, j’apprends autant avec mes bottes qu’avec ma tête : du verger à l’atelier de transformation, je
découvre le quotidien d’une ferme engagée dans le bio, avec ses valeurs, ses défis… et pas mal de brouillard matinal 🌫️
🎯 Mon objectif ? Lancer bientôt un projet de maraîchage bio, mais version high-tech : capteurs, arrosage
précis, gestion intelligente… Bref, l’agriculture qui respecte la planète sans oublier l’innovation 🌱📱
Je suis curieux, motivé, et surtout prêt à continuer à apprendre (et à planter sans trop déraciner 😅).
L’aventure continue, et qui sait… peut-être qu’un jour, c’est moi qui proposerai du jus made in Yassine 😄
Prêt à faire germer des idées et récolter des succès — stay tuned ! 🌱✨
Je viens tout juste de terminer ma formation de Technicien Spécialisé en Agriculture, filière Technico-commercial en production horticole au l’ITSA de Témara (Rabat‑Salé‑Kénitra, Maroc) – Institut des Techniciens Spécialisés en Agriculture. Il ne me reste plus qu’à récupérer mon diplôme à la fin juillet… sauf si quelqu’un décide de me le cacher au fond d’un champ de courgettes 😄
Dans le cadre du programme “Stage 250” – un dispositif de coopération piloté conjointement depuis 1990 par les ministères français et marocain de l’Agriculture qui accueille chaque été des étudiants (dont ≈ 50 issus des TSA) pour une immersion professionnelle en France , j’effectue un stage de six semaines à la Cave cidricole du Morvan, la ferme bio d’Alexandre Lepoivre à Petit‑Montigny, Millay (Nièvre, Bourgogne‑Franche‑Comté)
Ancien enseignant reconverti, Alexandre cultive 4 000 pommiers sur 6,5 ha, plus de trente variétés anciennes et modernes, tous certifiés AB ; il défend une agriculture qui préserve la biodiversité fruitière, mise sur la vente directe et valorise chaque fruit en jus, cidre et, vinaigre 100 % bio . Cette ferme‐laboratoire à ciel ouvert incarne des valeurs fortes : respect des écosystèmes, transmission du savoir‑faire artisanal et ancrage territorial dans le Parc naturel du Morvan.
🙋 À propos de moi
Moi c’est Yassine, j’ai 20 ans (Hehehe). Passionné par la nature, la terre, et tout ce qui pousse (sauf les
mauvaises herbes… elles, elles poussent trop bien 🌱😅).
J’aime apprendre, observer, comprendre — que ce soit dans un champ, un atelier, ou sur YouTube à 2h du
matin. Mon truc, c’est l’agriculture intelligente : allier savoir-faire traditionnel et nouvelles technologies. Ce que je cherche, c’est une agriculture qui consomme moins d’eau, qui respecte les sols, qui limite les intrants chimiques… Bref, qui produit mieux sans épuiser la planète 🌍. Et si en plus je peux contribuer à ça avec quelques capteurs et un bon arrosage intelligent, je fonce !
Côté loisirs ? J’adore découvrir de nouveaux endroits, tester des idées un peu folles, bidouiller un peu avec les outils numériques… et parfois me poser avec un bon thé à la menthe et juste regarder les nuages passer ☁️🍵
Je suis plutôt curieux, motivé, toujours prêt à aider (même pour ramasser des pommes), et j’essaie toujours
de garder le sourire — même quand il faut désherber à 7h du matin 😅
Agriculteur en herbe… et en rigolade !
Mon stage
🚌 32 heures, un pays traversé et une ferme au bout du chemin
L’aventure a démarré bien avant d’arriver à la ferme. 32 heures de voyage, du Maroc jusqu’à Lyon, dans un bus rempli d’étudiants marocains sélectionnés (et tout aussi pliés dans le bus 😅) pour cette expérience unique. Entre les discussions, les pauses rapides, les playlists partagées et les positions de sommeil improbables, le trajet était déjà une petite aventure.
Une fois à Lyon, chacun est parti vers sa destination. Moi, j’ai pris la route seul vers Millay, un petit village niché dans la Nièvre, en Bourgogne. Un endroit paisible, entouré de collines, de vignes, et d’un silence tellement profond qu’on entend presque pousser les pommes.
Ce moment m’a marqué : quitter mon pays, ma zone de confort, pour une immersion totale dans une ferme bio à l’autre bout de l’Europe… Pas facile, mais je savais que j’étais au bon endroit, au bon moment, pour apprendre et grandir.
🌿 Verger, tracteur et laine de mouton : apprentissage version terrain
Dès les premiers jours, j’ai été plongé dans le cœur du métier : le travail au verger. On ne parle pas ici d’un petit jardin, mais de grandes parcelles remplies de pommiers et de vignes, toutes cultivées en agriculture biologique.
Très vite, j’ai été propulsé dans le verger — pas de temps pour flâner !
Désherbage avec le broyeur (attention les jambes), petit tour de tracteur (j’ai pas tout cassé, promis), mais j’ai vite pris confiance. Enfin… jusqu’au jour où un énorme morceau de bois a décidé de faire grève et a bloqué toute la machine 😅
J’ai appris à attacher les rameaux de vigne avec des crochets sur des fils de fer, à effectuer le Rognage (tailler les feuilles pour laisser passer le soleil), et à réaliser la taille en vert sur les pommiers. C’est un travail de patience et de stratégie, où chaque coupe compte.
Un moment étonnant : mettre de la laine de mouton au pied des ceps😉. Pourquoi ? Pour protéger le sol, garder l’humidité, limiter les mauvaises herbes… La laine de mouton, avec son odeur forte et caractéristique due au suint, agit comme un répulsif naturel pour certains animaux sauvages, notamment les chevreuils. Cette odeur, perçue comme étrangère ou dérangeante, suffit souvent à les tenir à distance. Par ailleurs, la laine abrite une véritable vie microbienne : un écosystème complexe de micro-organismes qui participent activement à la dégradation de la matière organique. Cette activité biologique en fait un matériau vivant, capable d’interagir avec son environnement de manière étonnante.Une solution naturelle, surprenante et très efficace ! Et moi, je me suis senti comme un agriculteur-magicien qui prend soin de ses plantes avec des couvertures en laine 🧙♂️🌱🐑
Toutes ces tâches m’ont permis de développer ma précision, mon sens de l’observation, mais aussi mon endurance physique (surtout sous la pluie de Bourgogne…).
Un Broyeur du MorvanMoi vs les mauvaises herbes : round 1 💥
🧃 Mon stage en mode caissier-commerçant (et diplomate en centimes)
Local Paysan
Une autre partie de mon stage m’a emmené dans un magasin paysan collectif, un lieu unique où une cinquantaine de producteurs locaux mettent en commun leurs produits pour les vendre en circuit court. Fromages fermiers, légumes de saison, confitures artisanales, miels parfumés… et bien sûr, notre jus de pomme, vinaigre et cidre: tout y respire l’authenticité et le travail bien fait.
Ma tête quand on me donne un billet de 200 € pour un panier à 3,50 € 😅
J’y ai occupé le poste de caissier, ce qui peut paraître simple… mais pas quand on découvre pour la première fois le monde des centimes français. Entre les pièces de 1, 2, 5, 20, 50 et les clients qui paient avec des billets ou des tickets, j’avais parfois l’impression de jouer à un jeu de stratégie. Mais ce défi quotidien m’a appris la rigueur, la gestion rapide des situations, et surtout, le sens de la relation client : accueillir avec le sourire, écouter, expliquer l’origine des
produits… et parfois improviser quand la caisse affiche "erreur inconnue".
J’ai aussi eu la chance de participer aux livraisons hebdomadaires dans des grandes surfaces spécialisées comme Biomonde et Biocoop. C’était l’occasion de découvrir un autre aspect du métier : la logistique, la gestion des stocks, la présentation commerciale, et même quelques échanges avec les responsables de rayon. J’ai appris à manipuler les caisses avec précaution (surtout ceux remplis de bouteilles en verre !), à organiser un chargement efficacement, et à comprendre l’importance de la ponctualité dans le monde professionnel.
Ce contact direct avec les clients, les producteurs et même les machines (parfois capricieuses), m’a permis de développer ma confiance à l’oral, de mieux présenter un produit, et de faire passer mon message malgré mon petit accent marocain (qui, au fond, ajoute une touche d’authenticité 😉). Cette immersion m’a aussi ouvert les yeux sur la valeur des circuits courts, sur l’importance de l’engagement local… et sur le fait que l’agriculture, ce n’est pas que dans les champs : c’est aussi dans les échanges, les vitrines, et la relation humaine.
🐄 Une semaine avec les bêtes : passeports, bêtises et bottes pleines
Durant une semaine, mon maître de stage m’a encouragé à aller à la rencontre d’autres producteurs alentour, afin d’élargir mes découvertes et mieux comprendre la diversité des pratiques agricoles dans la région. C’est ainsi que, j’ai eu la chance de rejoindre un éleveur de bovins et de moutons. Et là, changement de décor : adieu les pommes, bonjour les bêlements et les vaches curieuses.
J’ai participé à la surveillance des moutons dans les champs, mais ce n’était pas de tout repos ! Les moutons avaient une passion secrète : sauter les barrières dès que j’avais le dos tourné. De vrais ninjas laineux.
J’ai aussi participé à des tâches plus techniques, comme la vaccination des vaches, ou encore une mission administrative très sérieuse : la déclaration officielle des naissances et mouvements des animaux pour obtenir leurs passeports. et oui, en France, les animaux circulent avec plus de papiers que moi ! Il faut les enregistrer, signaler leurs déplacements, et tout ça dans un système bien précis. J’étais surpris, mais impressionné par la rigueur de la traçabilité. Le Foin
Côté travaux agricoles, j’ai aussi mis la main à la pâte (ou plutôt dans la terre) pour participer à deux moments clés de l’été : la récolte du foin et la moisson des céréales.
Pour le foin, tout commence par la fauche de l’herbe, que l’on laisse sécher plusieurs jours au soleil, en la retournant régulièrement pour qu’elle sèche uniformément. C’était physique, mais impressionnant de voir à quel point cette herbe fraîche se transforme en un aliment sec, léger, et essentiel pour nourrir les animaux pendant l’hiver. On a ensuite rassemblé le foin avec l’andaineur, avant de le conditionner en bottes. C’est à ce moment-là que j’ai vraiment compris à quel point la météo joue un rôle central dans le métier d’agriculteur : une seule pluie imprévue peut gâcher plusieurs jours de travail.
Puis est venu le moment de la moisson des céréales, à l’aide d’une moissonneuse-batteuse. C’était une première pour moi ! J’ai découvert cette énorme machine, capable de couper, battre et séparer les grains en un seul passage. Entre la poussière, le bruit et les hectares à parcourir, c’était une vraie immersion dans le monde des grandes cultures. Ce travail m’a permis de comprendre toute l’organisation que nécessite une exploitation en période de récolte, où chaque minute compte.
Enfin, j’ai assisté à une session de vente au marché aux bestiaux de Moulins‑Engilbert, fonctionnant selon un système de vente au cadran numérisé : les animaux passent un à un sous un mécanisme d’enchères rapides, encadré par un format numérique mis en place depuis peu pour moderniser et sécuriser les transactions. J’ai pu observer l’importance des durées de passage, des prix estimatifs, et du respect strict des normes sanitaires et déclaratives.
C’était une semaine pleine d’apprentissages, de rires, de boue, et de quelques frayeurs (surtout quand une vache a éternué juste à côté de moi 🐮💨).
📸 Balades, temples et harissa : le stage version découverte
Dès notre arrivée au lac des Settons tient une place spéciale. Situé en plein cœur du Morvan, ce grand lac artificiel entouré de pins et de collines est un véritable coin de paradis — et surtout, une pause bien méritée après avoir désherber entre les rangs de pommiers 🍏🌿, j’ai été bluffé par la tranquillité du lieu : le chant des oiseaux, l’odeur de la forêt humide, le reflet du ciel dans l’eau... et cette envie irrépressible de plonger, bottes aux pieds ou non 😆. C’était parfait pour se rafraîchir après une journée de désherbage intensif hier — et pour vérifier que je savais encore nager (spoiler : oui, même si mes bras fatigués criaient "non" 😅)..
Quand les Gaulois taillaient sérieux (et pas que des haies) ⚔️
J’ai aussi eu droit à une virée dans le passé avec la visite de Bibracte, ancienne ville gauloise perchée sur une colline, où j’ai découvert que même les Romains savaient mieux organiser une ferme que moi au début 😅. Le site est immense, avec des ruines, un musée très bien fait (et interactif !) et surtout une ambiance qui donne vraiment l’impression de marcher dans les pas de nos ancêtres moustachus. Il ne manquait que le casque gaulois et la potion magique ! 🛡️🏛️
Puis direction Autun, une ville chargée d’histoire, où chaque rue semble raconter un chapitre du passé. On y a découvert sa cathédrale Saint-Lazare, monumentale et majestueuse, avec ses sculptures détaillées et son ambiance calme. Mais Autun, c’est aussi des ruelles pavées, des remparts gallo-romains, un théâtre antique impressionnant, et une atmosphère presque hors du temps. On a beaucoup marché, beaucoup admiré… et beaucoup grimpé ! Mes jambes s’en souviennent encore après avoir affronté les escaliers en pierre du centre-ville 🥵.
Entre deux champs, une entrée vers l’Asie
Et le clou du voyage : le temple bouddhiste de la Boulaye — oui oui, un vrai temple au cœur du Morvan ! Avec ses toits dorés, ses statues colorées et son ambiance zen, on aurait dit un morceau du Tibet perdu au milieu des forêts bourguignonnes. J’ai appris à faire le tour du stupa dans le bon sens (oui, ça compte), et pendant un instant, j’ai presque cru que mon stage allait se transformer en retraite spirituelle. Un lieu paisible et totalement inattendu, parfait pour méditer sur mes compétences de caissier… ou juste reprendre mon souffle 🧘♂️🙏
Tout ça, entre deux trajets en voiture où l’on passait de la musique, on rigolait beaucoup, et parfois… je m’endormais.
Et pour garder la forme ? Un peu de cyclisme dans les routes vallonnées du Morvan. Enfin… “un peu”… on a quand même roulé 50 km en une seule journée ! 🚴♂️
C’était sportif : des montées interminables, des descentes dignes du Tour de France, des pauses eau tous les 5 km (merci la Bourgogne pour ses fontaines 💧) — et au final, des fesses douloureuses mais le cœur rempli de paysages magnifiques. Je n’avais jamais autant pédalé de ma vie… ni autant ri entre deux côtes !
👉 Et comme on ne fait pas les choses à moitié, on a aussi fait un saut jusqu’à Nancy ! Grande ville, grand parc, grandes découvertes… et un vrai changement d’ambiance après les champs et les bottes de pluie 🌆👟.
On a commencé par une balade dans un grand parc verdoyant, avec des écureuils, des familles, des joggeurs, et moi qui essayais de ne pas marcher sur la pelouse interdite 😅.
Ensuite, direction le centre-ville : les façades élégantes, les places animées, et ce petit air chic de la ville qui m’a presque donné envie de remettre une chemise.
Mais le meilleur moment ? Un déjeuner dans un restaurant tunisien. j’avais l’impression d’être de retour à la maison, sauf qu’à côté, on entendait parler français avec l’accent lorrain ! Un vrai moment de partage, de rires, des saveurs du Maghreb (et une dose de harissa qui m’a réveillé plus vite qu’un café 😅🌶️).
Ce jour-là, j’ai compris que le stage, ce n’est pas juste apprendre un métier : c’est aussi vivre des moments simples, qui te rechargent plus qu’une sieste.
Ah, et entre deux baignades, j’ai même testé ma technique de plongeon (pas encore olympique, mais spectaculaire… de maladresse) 💦😄
🌱🥕 Mission maraîchage : légumes sous haute tension (et punaises à l’affût)
Grâce à la confiance et au soutien de mon maître de stage m’a laissé la liberté de découvrir lu côté des maraîchers bio, un univers à part, où tout semble plus fragile, plus précis, mais tout aussi passionnant, ce qui m’a permis d’apprendre directement auprès des maraîchers et de m’immerger complètement dans leurs pratiques. Un monde plein de légumes colorés, de gestes soigneux, d’observation constante… et de quelques ennemis discrets, mais bien présents.
OgnionJ’ai participé à la récolte de plusieurs cultures : pommes de terre, courgettes, oignons, betteraves, laitues… Chaque légume avait ses spécificités, son rythme de croissance, et demandait une manipulation adaptée pour ne pas l’abîmer. Travailler en maraîchage, c’est apprendre à être attentif au moindre détail : un changement de texture, une tache suspecte, un excès d’humidité… tout compte.
J’ai aussi contribué à la mise en place de nouvelles cultures, du travail du sol jusqu’au repiquage des jeunes plants. Et pour accompagner tout cela, nous avons installé un système d’irrigation goutte-à-goutte, un peu comme monter un circuit électrique… mais pour les carottes et les tomates ! Cela m’a permis de comprendre la gestion fine de l’eau, en adaptant les apports aux besoins des plantes.
Parmi les opérations techniques que j’ai découvertes, il y avait aussi le palissage du melon charentais et des haricots verts. L’objectif ? Guider les tiges pour qu’elles poussent correctement, soient bien aérées, et ne s’emmêlent pas au sol. Cela permet d’éviter certaines maladies, d'améliorer la qualité des fruits… et de garder une certaine organisation dans les rangées, ce qui est précieux au moment de la récolte !
J’ai aussi appris à faire la taille du melon charentais, une opération assez délicate mais essentielle pour favoriser une bonne production. En pratique, il faut couper la tige principale après quelques feuilles (souvent à la 3e ou 4e feuille), pour encourager la plante à produire des ramifications secondaires, plus productives. Ensuite, on sélectionne les fleurs femelles sur ces rameaux, afin de concentrer l’énergie de la plante sur un nombre limité de fruits — pour qu’ils soient plus gros, plus savoureux et mieux développés. Une sorte de tri stratégique, qui demande attention, doigté… et un peu de courage au début, quand on doit couper une tige bien verte 😅.
Bien sûr, le suivi sanitaire n’était jamais loin. J’ai été chargé d’observer les symptômes liés aux attaques de ravageurs, notamment la punaise du concombre, redoutable malgré sa petite taille. J’ai appris à inspecter les feuilles avec attention, à repérer les œufs, à différencier les dégâts mécaniques des vrais signaux d’alerte, et à réagir vite.
Cette partie du stage m’a permis de développer à la fois mes connaissances agronomiques, ma précision, mon esprit d’analyse, et même ma capacité à garder mon calme… surtout quand une colonie entière décide de s’installer sans y avoir été invitée 🐛🫠. Là où je cultive… et mes courbatures aussi
Le maraîchage bio, c’est de la rigueur, de l’adaptation, de la patience… mais aussi beaucoup de satisfaction quand on voit un champ bien conduit, sain, et prêt à nourrir les gens avec des produits sains.
🎁 Le dernier jour, entre pizza, cadeaux et souvenirs…
Pour mon dernier jour de stage, mon maître de stage m’a proposé une petite virée pour aller chercher quelques cadeaux à offrir à ma famille au retour — une attention qui m’a vraiment touché. Ensuite, nous avons passé une belle journée en toute simplicité avec sa famille, pleine de rires, de discussions et de partage. Pour marquer la fin de l’aventure, on a même commandé des pizzas, histoire de célébrer cette belle expérience autour d’un repas convivial 🍕.
Et puis, il y avait ce petit quelque chose dans l’air. Un mélange de joie d’avoir vécu tout ça… et de tristesse de devoir dire au revoir. Car au fil des jours, j’ai tissé des liens. Des liens humains, vrais. Avec mon maître de stage, sa famille, les animaux, la terre même. Ce stage n’a pas été qu’une immersion professionnelle — c’était aussi une belle aventure humaine, pleine de découvertes, de fierté, et d’émotions.
En quittant Millay, j’ai senti que je ne repartais pas seul. Je rentre avec des souvenirs plein la tête, un regard neuf sur l’agriculture, et une autre famille de cœur, ici, au bout d’un chemin en Bourgogne. Avec mon maitre de stage
📌 Conclusion – Une expérience qui laisse des racines
Ces six semaines de stage à Millay ont été bien plus qu’une simple immersion professionnelle. J’y ai découvert des pratiques agricoles concrètes, appris à manier des outils, à observer la nature avec attention, à respecter les cycles du vivant, et à comprendre l’envers du décor de l’agriculture biologique.
Du verger à la boutique paysanne, en passant par l’élevage et le maraîchage, chaque étape m’a apporté de nouvelles compétences, mais surtout une vision plus large, plus humaine, du métier d’agriculteur. Ce stage m’a permis de renforcer ma curiosité, ma capacité d’adaptation, et ma confiance en moi.
Mais au-delà des techniques, je retiens surtout les échanges humains, l’accueil chaleureux de mon maître de stage et de sa famille, la bienveillance des producteurs, les discussions autour d’un repas, les balades, les découvertes culturelles… Autant de moments qui donnent du sens à ce métier et nourrissent profondément la motivation.
Aujourd’hui, je repars avec des connaissances, des souvenirs, des liens… et l’envie encore plus forte de m’engager dans une agriculture innovante, respectueuse de la planète et des personnes.
🌱 Et pour la suite ?
Ce stage a renforcé mon envie de m’investir pleinement dans l’agriculture innovante et durable. Mon projet professionnel — lancer un jour mon propre atelier de maraîchage en agriculture biologique, avec l’aide des nouvelles technologies (irrigation intelligente, capteurs, outils connectés…) — me semble aujourd’hui plus concret, plus réalisable, plus motivant que jamais.
Je repars avec une tête pleine d’idées, un carnet rempli d’astuces, et les mains un peu plus expertes (et un peu plus calleuses aussi 😄)
Je repars de Millay avec des souvenirs inoubliables, une vision plus claire de mon avenir… et des racines bien ancrées pour faire pousser mes ambitions. 🌾🚀
Et qui sait ? Un jour, vous verrez peut-être une bouteille de “Jus de Yassine” en rayon… avec un QR code connecté directement à ma serre 😄🍏
Bonjour Yassine,
Un grand merci pour ton blog, vraiment très plaisant à lire. Je te souhaite beaucoup de succès dans tes projets de maraîchage.
Christian, pour l'équipe MoveAgri
Bonjour Christian,
Merci beaucoup pour votre message qui me fait très plaisir ! Je suis ravi que le blog vous ait plu. Ça me motive encore plus à semer des idées et récolter des retour.
Un grand merci à toute l’équipe MoveAgri pour votre soutien et votre travail au top.
À bientôt pour de nouvelles aventures agricoles !
Yassine
Commentaires
Moïse
Un grand merci pour ton blog, vraiment très plaisant à lire. Je te souhaite beaucoup de succès dans tes projets de maraîchage.
Christian, pour l'équipe MoveAgri
Merci beaucoup pour votre message qui me fait très plaisir ! Je suis ravi que le blog vous ait plu. Ça me motive encore plus à semer des idées et récolter des retour.
Un grand merci à toute l’équipe MoveAgri pour votre soutien et votre travail au top.
À bientôt pour de nouvelles aventures agricoles !
Yassine